République Centrafricaine

Remise des directives à la représentante des médias par le Président.

Mots d’ordre du Président.

Quelques-uns des représentants ayant reçu les directives

Participants de tous bords.

Membres du gouvernement.

Membres du gouvernement.

Coordonnateur du Secrétariat Technique du CNLS.
Film sur la lutte contre le VIH/SIDA en RCA visionné sur écran géant.
Président du groupe thématique ONUSIDA.
A la une


Lutte contre le VIH/SIDA

Le Chef de l’Etat centrafricain donne des directives à tous les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA lors de la 3ème AG du CNLS


« Le SIDA est réel. Il humilie sa victime et l’appauvrit, avant de la tuer. Le VIH/SIDA, ce sont les peines et les malheurs perpétuels dans nos foyers. Nous avons besoin d’espoir pour gagner la lutte quotidienne. » Ces mots font partie des constats qui accompagnent les directives adressées par le Chef de l’Etat à tous les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA en Centrafrique. Le Président François Bozizé, qui est également le président du Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA (CNLS), a personnellement présidé la troisième Assemblée Générale du CNLS, tenue à Bangui du 18 au 19 juillet 2006, à l’Assemblée Nationale, en présence des membres du gouvernement, des partenaires au développement, des représentants des agences des Nations Unies, de la société civile, des confessions religieuses et du secteur privé. Les mots clés de cette rencontre : Plus de nouveaux cas d’infection du VIH/SIDA d’ici à 2010 ; meilleur soutien accordé aux personnes affectées et infectées grâce à une solidarité élargie d’ici à 2010.

Des directives écrites pour le suivi et l’évaluation des actions

Le PNUD a appuyé l’équipe du CNLS dans l’organisation matérielle et technique de cette Assemblée, notamment à travers la méthodologie approuvée par le Chef de l’Etat qui lui a permis de donner des directives précises à tous les responsables de la lutte.

Contrairement aux années précédentes, l’organisation de cette Assemblée Générale, a été marquée par l’implication de tous les acteurs de la lutte, appelés à faire le bilan de leurs activités. Les préfets, les députés, les maires, les représentants du secteur privé, des ONG, des confessions religieuses, les Ministres, ainsi que les partenaires au développement, tous ont eu droit à la parole pour expliquer au peuple centrafricain les actes posés dans la lutte contre le VIH/SIDA.

11 directives ont été lues par le Coordonnateur du Secrétariat Technique du CNLS, M. Jean Willybiro Sako, à la clôture de l’Assemblée Générale. Ces directives ont ensuite été remises par le Chef de l’Etat aux représentants de chaque couche de la société centrafricaine. Elles présentent les grandes orientations retenues pour accélérer la lutte contre le VIH/SIDA.

Aucun groupe n’aura été épargné : Le citoyen centrafricain, le chef de village/chef de quartier, le leader associatif (syndicats, ONG, mouvements de jeunesse, associations de femmes, etc.), le leader religieux, le responsable de presse, le Maire, le Député, le Préfet/Sous-préfet, le Ministre, le responsable d’entreprise, et enfin le Coordonnateur du CNLS. Tous concernés et tous impliqués dans la lutte, ces hommes et femmes ont été directement interpellés par le Président de la République qui leur a donné rendez-vous en 2007 pour évaluer les actions qu’ils auront réalisées d’ici là.

Cette initiative a été saluée par les participants et la population, car elle a permis de placer chaque acteur face à ses responsabilités.

Des indicateurs catastrophiques

Le CNLS, à travers M. Willybiro Sako, a attiré l’attention sur la contamination qui se fait principalement par voie sexuelle dans le pays, avec des comportements à risques qui ne changent pas, même dans les « milieux intellectuels ». Ce constat l’a amené à poser des questions à tout le monde : « Qui est vulnérable et qui ne l’est pas et comment rompre le cycle de la contamination volontaire ? Est-ce que la population comprend la nature de l’épidémie ? Le niveau de mobilisation est-il à la dimension de l’épidémie ? »

Le constat dressé par le CNLS est alarmant, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation réalisées dans le pays ; on ne note pas un début de changement réel dans les comportements à risques. En 2005, sur les 250.000 malades du SIDA, moins de 3.500 étaient sous ARV ; 274.000 enfants sont des orphelins du SIDA et ne bénéficient pas des soins adéquats. Les hôpitaux sont saturés, ceux qui soignent le sont aussi et les médicaments sont difficiles d’accès. Tous les services publics, privés et communautaires sont affectés, et « l’avenir du pays est compromis », comme l’a déclaré Mme Edwige Nguelebe, Spécialiste en appui communautaire au CNLS.

Tout en remerciant les partenaires de la RCA, en particulier le Système des Nations Unies (SNU), la France, les Etats-Unis et l’Union Européenne, le Président a rappelé le triste record du pays qui occupe le 1er rang des pays de l’Afrique Central les plus touchés et le 10ème au niveau mondial, avec un taux avoisinant les 15 %, soient environ 250.000 personnes infectées. « Dans un contexte généralisé de pauvreté, ces chiffres constituent une menace majeure », a-t-il souligné. « En observant les dégâts causés par cette terrible maladie autour de nous, dans nos foyers, nos bureaux, nos écoles, nos hôpitaux, nos marchés, nos cimetières, nous mesurons parfaitement son ampleur », a-t-il insisté.

Des résultats à renforcer

M. Willybiro a rappelé quelques initiatives prises grâce à l’appui des partenaires au développement de la RCA, en particulier les agences des Nations Unies, la Banque Mondiale, l’ONUSIDA, l’OPEP, la BAD, la Croix Rouge française et l’Union Européenne. Les conditions de vie des malades du SIDA ont connu des améliorations significatives et des actions visant à accompagner le gouvernement et la population dans la gestion de l’épidémie ont été prises : Construction de 16 centres de dépistage volontaire, renforcement de centres de transfusion sanguine, construction d’un centre de traitement ambulatoire, dotation des formations sanitaires en réactifs et consommables de laboratoires, etc.

Le président du groupe thématique ONUSDIA et Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en RCA, M. Toby Lanzer, a mis l’accent sur le principe des « Trois Uns » (« Three Ones ») qui préconise un seul organe de coordination nationale, un plan cadre stratégique unique et un mécanisme de suivi et évaluation unique.

Les actions des agences en 2005 se sont principalement concentrées sur la réalisation d’études visant à mesurer l’impact du VIH/SIDA sur le tissu socioéconomique, le renforcement nutritionnel des personnes séropositives et démunies, la mise en place d’un centre d’écoute, la création de la branche centrafricaine de l’Alliance des Maires et le renforcement de la surveillance épidémiologique. Les résultats de l’enquête MICS en cours permettront de mesurer le niveau de séroprévalence chez les femmes et les hommes, et d’identifier les groupes les plus vulnérables selon l’âge, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle


Contact :

Coordonnateur des Pratiques: gilbert.aho@undp.org

Facilitateur de la Pratique : maxime.mbringa-takama@undp.org

Webmaster : ousmane.abakar@undp.org


Dernière date de mise à jour 31 juillet 2006
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