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Energie et Environnement

Table ronde sectorielle sur l’eau et l'assainissement

09 octobre 2009 - La Conférence de la Table ronde sectorielle de l’Eau et de l’Assainissement de la République Centrafricaine, organisée le 8 octobre 2009 par le Gouvernement avec l’appui de l’UNICEF, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Facilité Africaine de l’Eau (Banque Africaine de Développement) s’est tenue à Bangui en présence du premier ministre Faustin Archange Touadera, du ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique, le colonel Sylvain NdoutingaÏ, de la représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance(UNICEF), Mme Tanya Chapuisat et de Madame Aline MALIBANGAR, chargé de programme Energie et Environnement du PNUD.

« L’objectif de cette table ronde des bailleurs de fonds du secteur Eau et Assainissement est de mobiliser les ressources pour la mise en œuvre à court et moyen terme des projets stratégiques retenus dans le plan d’action sectoriel », a précisé Mme Tanya Chapuisat.

Le premier ministre Faustin Archange Touadera a, quant à lui, affirmé que le secteur Eau et Assainissement est l’une des priorités de la stratégie de réduction de la pauvreté. « La situation en matière d’eau potable et d'assainissement est préoccupante, malgré les efforts consentis par le gouvernement et les partenaires au développent dans le secteur, le taux de couverture reste les plus faible d’Afrique », a déploré le chef du gouvernement.

Le discours prononcé par le Ministre d’Etat, président du comité sectoriel Eau et Assainissement a permis de faire le bilan de la situation dans le secteur. Dans son discours, il a relevé qu’en dépit des efforts déployés par le Gouvernement, le taux de couverture en eau potable et d’assainissement reste l’un des plus faibles au monde. Cette situation explique le fait que plus de la moitié des populations sont obligées de s’approvisionner en eau de surface, eau de pluie et eau de puits traditionnels. La situation dans les zones rurales est dramatique ; en effet, les programmes d’hydrauliques villageoises et leurs réalisations ne couvrent que 31,9% des besoins des populations. Le Ministre d’Etat a aussi souligné que les ouvrages de drainage des eaux usées, des déchets solides et des excretats sont quasi inexistants dans la plupart des villes du pays ; et il a donné en exemple les cas d’inondations survenues notamment à Bangui. Dans ces conditions, a expliqué l’orateur, l’objectif du millénaire relatif au secteur et visant la réduction de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici 2015 ne pourra être atteint.

Les besoins financiers du secteur se chiffrent à 110 Milliards de FCFA pour la période 2008 - 2015 dont à ce jour 15% ont pu être mobilisés. L’objectif visé est d’atteindre 67% de couverture en eau potable en milieu rural et 61% en milieu urbain ; pour l’assainissement, 60% de la population devront accéder à un lieu d’aisance adéquat. Ensuite, le Ministre d’Etat a présenté le Plan de financement du secteur en deux axes : le premier portant sur la mobilisation des ressources internes fixées à hauteur de 10 Milliards de FCFA soit 10,20% et le second sur les ressources externes d’un montant de:83 Milliards de FCFA à mobiliser en trois phases.

Certains partenaires au développement, bilatéraux et multilatéraux qui assistaient à la conférence, notamment la Commission Européenne, le Maroc, l’Agence Française de Développement, la BADEA, la BAD et la Banque Mondiale ont donné des indications sur leurs futurs appuis au secteur de l’eau et assainissement. Ces appuis vont porter sur les financements de projets :

Commission Européenne dans le cadre de l’assainissement urbain (5 millions Euros en cours et 8 millions d’euros en préparation), le Programme des Pôles de Développement et l’Initiative sur la Facilité ACP/ UE sur l’Eau dont le lancement est attendu.

Le Maroc a manifesté sa disponibilité pour la reprise de la gestion de la SODECA (société nationale de distribution des eaux);

l’Agence Française de Développement, avec THIMO IV (5 millions d’euros) et l’étude pour la mise à jour du schéma de drainage de la ville de Bangui (138 millions FCFA) ;

la FAO serait intéressée à apporter une contribution à l’élaboration du plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau, notamment pour les aspects de développement agricole sur requête du Gouvernement ;

le GWP-Caf pour l’appui au développement des plans GIRE et au renforcement des capacités dans le domaine de la GIRE ;

l’OMS dans son biennum 2010-2011, des actions en matière de surveillance de la qualité de l’eau et de renforcement des capacités ;

le CICR pour les actions d’hydraulique villageoise ;

le PNUD pour l’appui aux comités sectoriels ;

la BAD, le projet d’alimentation en eau potable de trois chefs lieux de préfectures (7,5 Milliards de FCFA) ; par ailleurs, l’enveloppe du FAD 12 dépendra de la performance du pays dans la mise en œuvre des programmes et projets financés par le FAD 11.

la Facilité Africaine de l’Eau pour le projet d’appui institutionnel pour le développement du secteur de » l’eau (2 millions d’euros);

la Banque Mondiale avec le projet d’urgence de réhabilitation des infrastructures et services urbains (9 milliards FCFA dont 4 Milliards pour le volet Eau et Assainissement), le projet de développement communautaire et d’appui aux groupes vulnérables (4 Milliards de FCFA) ; sur les Fonds fiduciaires, projet d’éducation à l’hygiène et de gestion des déchets solides, financement supplémentaire exceptionnel pour les inondations.

La BAD a profité de la circonstance pour faire deux annonces : l’octroi de 1 million de dollars à titre d’aide humanitaire pour les victimes des récentes inondations, et la Banque vient d’alléger la dette de la RCA pour un montant de 239 millions de dollars 

Le Gouvernement s’est engagé à créer un environnement favorable au développement des entreprises et à renforcer le dialogue secteur public/secteur privé afin d’assurer la promotion des secteurs productifs. Il a exprimé le vœu de voir rapidement mise en œuvre des principes de la Déclaration de Paris en ce qui concerne l’harmonisation des procédures des partenaires dans le but de réduire les délais d’exécution des projets et accroître la capacité d’absorption.

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Christian NDOTAH, chargé de communication Christian.ndotah@undp.org ou
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