
Assemblée Nationale

Séminaire-atelier sur les enjeux de la régulation
et de l’autorégulation de la communication

M. Christopher Anderson, représentant le PNUD, aux
côtés du Ministre de la Communication, M. Job Izima

Le Ministre de la Communication prononçant son discours

A gauche, le Président du HCC, M. Tchendo, suivi
des Consultants Sankagui et Agbota

Interventions des participants

Interview de la Vice-Présidente du HCC, Mme Delphine
Zouta
M.
Anderson aux côtés du 3ème Vice-Président de
l’Assemblée Nationale, le député Jean-Baptiste
Nouganga
Participation
des députés, membres du Bureau, Cabinet, Présidents
des groupes et commissions, ainsi que du Secrétatariat Général
Présentation des conclusions de la Consultation
devant les parlementaires
De
droite à gauche, MM Anderson, Nouganga, Djrekpo et Doubane
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Le
renforcement des institutions démocratiques au cœur des préoccupations
du PNUD
Le renforcement
des institutions démocratiques au cœur des préoccupations
du PNUD
Le Dialogue National organisé
à Bangui en septembre et octobre 2003 avait mis en exergue
le rôle crucial que devraient jouer les institutions républicaines
d’un pays. Si les institutions en République Centrafrique
avaient fonctionné normalement, en appliquant la Constitution
du 14 janvier 1995, les conflits armés d’octobre 2002
à mars 2003 n’auraient pas pu survenir. Le renforcement
des nouvelles institutions démocratiques issues des élections
présidentielles et législatives de 2005 constitue
une priorité pour le pays.
Le PNUD en est conscient et en a fait également sa priorité,
surtout dans un contexte d’évaluation des efforts consentis
pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour
le Développement. Le PNUD a ainsi confié la mission
de formulation d’un programme opérationnel d’appui
institutionnel à des équipes d’experts nationaux
et internationaux. Cet appui concerne principalement l’Exécutif,
le Législatif, le Judiciaire et les organes de contrôle
du processus de démocratisation.
Une première étape vient d’être franchie
avec la restitution des conclusions de deux missions de formulation
d’un projet d’appui au Haut Conseil de la Communication
et à l’Assemblée Nationale.
La première mission, destinée à renforcer les
capacités du Haut Conseil de la Communication au profit de
la liberté de la presse et du pluralisme médiatique,
a été confiée au Consultant international M.
Sébastien Agbota – journaliste et ancien Vice-Président
de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication
du Bénin – et au Consultant national M. jean-Paul Sankagui,
Directeur de l’Information à la Télévision
Centrafricaine.
Sous le thème « Les enjeux de la régulation
et de l’autorégulation de la communication, dans le
contexte du pluralisme médiatique », le séminaire-atelier
de restitution a été ouvert le 26 août par le
Ministre de la Communication, M. Job Izima, aux côtés
de M. Christopher Anderson, Directeur du Service Center et représentant
le PNUD, et de M. Tchendo, Président du Haut Conseil de la
Communication (HCC).
M. Anderson a rappelé que la faiblesse des institutions républicaines
a été l’une des causes des crises et conflits
cycliques qu’a connus le pays, et « qui ont fait reculer
le niveau de revenus des Centrafricains de 35 % entre 1979 et 2004.
» Il a émis le souhait de voir se tenir « le
plus tôt possible les premiers Etats Généraux
de la Presse centrafricaine, à l’issue desquels des
chantiers dynamiques de création comme la Maison des médias,
la Messagerie de la presse, la création de la Centrale des
achats, le soutien à la formation et à la production
audiovisuelle nationale deviendront rapidement des réalités
pour le plus grand bien des médias. »
Pour sa part, le Ministre de la Communication a souligné
que les « mass media peuvent se transformer en mass destruction
sans une autorité de régulation. Pour être des
acteurs productifs de la démocratie ou de la démocratisation,
il faut que les médias arrivent à harmoniser leur
diversité et, à travers un consensus sur des principes
fondamentaux, contribuer à la transparence de l’activité
publique, à la promotion des droits de l’homme et des
valeurs démocratiques, dans un état où la primauté
du droit règne. »
Le Président du HCC a, par la suite, présidé
les débats. Devant des représentants de tous les organes
de presse, les membres du HCC et des Ministères concernés,
les deux experts ont fait part de leurs conclusions, à l’issue
de plusieurs entretiens et analyse de cas.
M. Agbota, en prenant les exemples de l’Afrique de l’Ouest,
dont le Bénin, a rappelé les principes universels
qui fondent la cogestion de la régulation des médias,
et recommandé que l’espace médiatique centrafricain
soit « cogéré par le Ministère chargé
de la Communication, les instances de régulation et d’autorégulation
de la communication. » Il a également souligné
la nécessité d’avoir une association de professionnels
des médias et une association patronale.
Les différentes interventions ont amené les participants
à s’interroger sur l’autonomie du HCC, l’engagement
de ses membres, la participation financière de l’Etat
au projet de renforcement du HCC et des médias et la préparation
des Etats Généraux de la presse.
La deuxième mission s’est penchée sur un avant-projet
pour le renforcement des capacités de l’Assemblée
Nationale. Conduite par le Consultant international, M. Yaovi Charles
Djrekpo, ancien parlementaire béninois, et les Consultants
nationaux, M. Charles Armel Doubane, ancien Ministre et ancien député,
et Bruno Gbiegba, avocat au barreau de Centrafrique, elle a donné
lieu à un atelier de restitution à l’Assemblée
Nationale le 30 août.
Aux côtés du 3ème Vice-Président de l’Assemblée
Nationale, M. Anderson, représentant le PNUD, a déclaré
que « la République Centrafricaine sort d'une longue
et douloureuse période de convulsion politique et institutionnelle
qui n'a pas permis d'asseoir une culture parlementaire solide. »
Il a également soulevé que « la nouvelle législature
est aujourd’hui constituée à 86% de Députés
qui font leur première expérience de vie parlementaire.
» Vu le rôle important que l’Assemblée
Nationale a à jouer notamment dans l’élaboration
des lois et le renforcement de la transparence dans la gestion de
la chose publique, le PNUD a favorablement répondu à
l’appel de son Président pour l’élaboration
d’un projet d’appui.
Les participants, dont d’anciens députés, les
membres du Bureau, du Cabinet, les Présidents des groupes
et commissions, ainsi que le Secrétariat Général,
ont écouté les Consultants présenter leurs
conclusions. Les difficultés de l’Assemblée
ont été soulevées. Il s’agit principalement
de l’élaboration et le vote des propositions de lois,
la pression du Gouvernement, le vote des lois de règlement,
le contrôle de l’action gouvernementale et la fonction
de représentation nationale du député. Le cadre
logique des interventions prévues par les Consultants pour
régler ces problèmes de fond a été présenté
et apprécié par les participants au cours des discussions
qui ont suivi. Le projet sera exécuté sur une période
de 36 mois. Il sera consacré au renforcement du cadre institutionnel
et au renforcement des capacités des députés
et du personnel de l’Assemblée Nationale.
Les autres institutions concernées par l’appui du PNUD
sont la Présidence de la République, la Primature
et le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération
Internationale, pour ce qui est de l’Exécutif.
Le Ministère de la Justice et les structures de l’Administration
de la Justice, du côté du Judiciaire, seront également
renforcés.
Enfin, au niveau des organes de contrôle du processus de démocratisation,
la Cour Constitutionnelle et la Commission Electorale Indépendante
suivront le HCC.
Dernière
date de mise à jour Mardi 6 septembre 2005
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