La Tribune officielle.
Ministre intérimaire des Affaires Etrangères prononçant
le discours d’ouverture.

La Responsable du Secrétariat technique du Comité
National Préparatoire présente le processus des Grands
Lacs.
Les participants.
Allocution de l’Assistant au Représentant Résident
du PNUD.
Le Coordonnateur du Comité National Préparatoire situe
l’assistance sur le volet « paix et sécurité
».
Le Préfet de la Lobaye a présidé les assises.
Le Chef de file édifie l’assistance sur le volet «
Démocratie et bonne gouvernance ».
Intervention du Président de la Délégation Spéciale
de Moungoumba.
Interview de la Sous-Préfet de Bogangolo.
Discours de clôture du Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires
Etrangères.

Photo de famille.
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A
la une
La Conférence
Internationale sur la Région des Grands Lacs à la Une
Mbaïki,
capitale de la Lobaye, a accueilli du 23 au 24 août 2006, l’atelier
de sensibilisation des autorités administratives locales et
des leaders locaux autour de la Conférence Internationale sur
la Région Grands Lacs.
Cette session de formation, qui s’est tenue dans la salle de
conférence de l’Institut Supérieur de Développement
Rural, avait pour objectif de mieux faire connaître aux responsables
politico-administratifs et aux organisations non gouvernementales,
les notions de base de ce processus des Grands Lacs et des multiples
enjeux pour la République Centrafricaine.
L'ouverture de ces assises s'est déroulée en présence de 3 membres
du Gouvernement : M. Laurent N'gon Baba, Ministre chargé du Secrétariat
général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement et Ministre
intérimaire des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale de
la Francophonie, M. Jacques Boti, Ministre de la Fonction Publique
et Ministre Résident de la Sangha Mbaéré, et le Lieutenant-Colonel
Parfait Anicet Mbay, Ministre du Développement rural et Ministre
Résident de la Lobaye. Le PNUD était représenté
par M. Maxime Mbringa Takama, Assistant au Représentant Résident
et de Mme Rokhaya Paquita, Point focal pour la Région des Grands
Lacs.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre intérimaire
des Affaires Etrangères a précisé que la paix,
la sécurité le développement économique,
la culture démocratique et les questions humanitaires, demeurent
des priorités pour le Chef de l’Etat centrafricain et
ses pairs de la Région des Grands Lacs.
Genèse du processus des Grands Lacs
Mme Léonie Mbazoa, Responsable du Secrétariat Technique
du Comité National Préparatoire, a situé l’assistance
sur la genèse ainsi que les tenants et aboutissants du processus
des Grands Lacs. On retiendra de cet exposé intitulé
« Présentation générale de la Conférence
des Grands Lacs », que le contexte de guerre avec tous les ravages
que cela a engendré en République Démocratique
du Congo et dans les pays des Grands Lacs en général,
a obligé les Nations Unies et la Communauté Internationale
à prendre une résolution pour déclarer la situation
dans cette région comme véritable menace pour la paix
et la sécurité internationale.
Ce contexte conflictuel a nécessité la création
de la Conférence Internationale sur la paix, la sécurité,
la démocratie et le développement. Ce cadre est une
réponse de la Communauté Internationale aux défis
et problèmes de cette région du monde réputée
selon les spécialistes parmi les plus riches en ressources
naturelles. Mais c’est surtout la Déclaration de Dar
Es Salam, signée par les Chefs d’Etat lors du Sommet
tenu dans cette même ville du 19 au 20 novembre 2004, qui constitue
le creuset du processus des Grands Lacs. Cette déclaration
contient 74 points qui définissent le cadre général
de travail, la vision et les options politiques. Au cours de cette
rencontre de Dar Es Salam, les signataires ont proclamé :
- La détermination collective à faire
de la Région des Grands Lacs un espace de paix et de sécurité
durable, et de coopération fondée sur les stratégies
politiques de convergence dans le cadre d’un destin commun qu’ils
sont déterminés à réaliser.
- Le respect des aspirations des peuples et la promotion de la participation
et du partenariat avec les acteurs de l’ensemble de la communauté
internationale.
Quatre organes composent ce processus des Grands Lacs. Il s’agit
du :
- Comité National Préparatoire (CNP),
organe de base qui a été mis en place en Centrafrique
le 9 juin 2004 et est dirigé depuis lors par M. Honoré
Nzéssiwé. Le CNP, avec l’appui technique du Bureau
du PNUD, a pour mission de préparer et d’élaborer
la contribution de la RCA sur la base des quatre thèmes évoqués
ci-dessus.
- Comité Régional Préparatoire
(CRP), qui est le regroupement des différents CNP. Son rôle
est d’harmoniser les contributions et propositions nationales
et de les soumettre au Comité Interministériel Régional.
- Comité Interministériel Régional
(CIR), qui est composé des Ministres en charge de la Conférence
(en Centrafrique, le Ministère de tutelle est celui des Affaires
Etrangères). L’objectif du CIR est la validation du travail
effectué par les CRP avant de les soumettre aux Chefs d’Etat
et de Gouvernement.
-Sommet des Chefs d’Etat, organe suprême
de la Conférence des Grands Lacs. Sa mission consiste à
adopter et ratifier les protocoles et déclarations issus du
processus. Il est composé des Chefs d’Etat représentant
les pays du champ que sont la République Démocratique
du Congo, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, et le
Burundi, tous situés autour des lacs Victoria et Tanganyika,
d’où la désignation de la Région des Grands
Lacs, au début du processus. Par la suite et pour des raisons
de voisinage, d’autres pays sont venus se greffer : L’Angola,
le Congo Brazzaville, la RCA, la Zambie et le Soudan.
La Conférence des Grands Lacs a pour objet d’établir
un programme d’action résumé dans un pacte de
stabilité et de développement en 4 points qui ont été
développés à Mbaïki par les différents
chefs des thématiques :
- Paix et sécurité, présenté par M. Honoré
Nzéssiwé, Coordonnateur du Comité National.
- Démocratie et bonne gouvernance, par le Chef de file Basile
Diba.
- Développement Economique et Intégration Régionale
par M. Cyriaque Samba-Panza, Chef de file.
- Questions humanitaires et sociales, par Mme Eliane Berthe Mokodopo,
Chef de file.
Toutes ces communications ont donné lieu à des débats
très enrichissants et même passionnés. Les participants
venant de la Lobaye, de la Sanga Mbaéré, et de l’Ombella
Mpoko ont tous été très actifs. Les débats
ont tourné, entre autres, autour des questions liées
à la garantie dont pourrait éventuellement bénéficier
la Centrafrique en cas d’agression par un pays membre ; aux
acquis et au futur de ce processus des Grands Lacs ; aux problèmes
de sources de financement ; à une implication accentuée
des organisations non gouvernementales dans le CNP et surtout aux
raisons de la participation et des avantages de la Centrafrique dans
ce processus
La Centrafrique dans le processus des Grands Lacs
Selon la communication faite par Mme Léonie Mbazoa, la présence
de la RCA dans ce processus s’explique par des raisons d’ordre
géostratégique, mais aussi sécuritaire, économique
et humanitaire.
La position géographique de la RCA permet l’utilisation
de son territoire comme zone de transit dans le cadre des opérations
de maintien de la paix dans la sous région. L’opération
Turquoise en est une parfaite illustration. De même, le partage
de 1.400 km de frontière avec la République Démocratique
du Congo a permis à ce pays d’accueillir les réfugiés
rwandais, burundais et congolais fuyant la guerre dans la sous région.
La Centrafrique joue, de ce fait, le rôle de terre d’exil
ou d’accueil.
Economiquement, cela se justifie entres autres par les relations commerciales
intenses entretenues avec la RDC, qui ont été gravement
perturbées par la guerre dans ce pays. Cette situation a provoqué
une pénurie de certains produits d’exportation comme
le café et l’huile de consommation.
S’agissant des avantages considérables dont pourrait
bénéficier la Centrafrique, il faut noter selon l’oratrice
que « c’est une chance de prendre une part active et de
bénéficier des projets régionaux », en
d’autres termes faire partie d’un espace économique
intégré avec une stratégie commune de reconstruction
et de développement.
A travers ce processus des Grands Lacs, il est prévu un protocole
de 15 projets dont trois qui intéressent directement la RCA
: la route transafricaine (Mombassa-Lagos) ; l’étude
de faisabilité sur la réhabilitation et la navigabilité
du fleuve Congo ; la réhabilitation et la connectivité
du barrage de Inga en RDC.
La clôture de cette session d’apprentissage a été
présidée par le Directeur de cabinet du Ministre des
Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale,
et de la Francophonie, M. Paul Bellet, qui a rendu hommage aux participants
pour leur assiduité et les considère désormais
comme de véritables agents de sensibilisation du processus
des Grands Lacs en terre centrafricaine.
Prochaine étape de cette « campagne de sensibilisation
» autour de la Conférence Internationale sur la Région
des Grands Lacs, la ville de Bangassou. Cette rencontre regroupera
très bientôt les participants venant de la Basse-Kotto,
du Haut-Mbomou et du Mbomou.
Contact :
Point focal Région des Grands Lacs au PNUD
rokhaya.paquita@undp.org
Webmaster : ousmane.abakar@undp.org
Dernière
date de mise à jour 9 septembre 2006
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