Le Premier Ministre
accueilli par le Coordonnateur humanitaire
Consultation du CAP.
Représentants du gouvernement, du corps diplomatique et des organisations
internationales.
Mme Monica Weisz, COOPI.
M. Mai Moussa Abari, Représentant de la FAO.
A droite, le Premier Ministre présentant son allocution. A ses
côtés, le Coordonnateur Humanitaire..

Représentant de Coopi.
Représentante de la Croix Rouge Centrafricaine.

Une minute de silence en hommage aux Médecins assassinés.
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A
la une
Humanitaire
Les Nations Unies et le Gouvernement évaluent 6 mois d’action
humanitaire en République Centrafricaine
Le
village d’enfants SOS a servi de cadre à la revue semestrielle
de « l’Appel humanitaire 2006 en faveur de la République
Centrafricaine », le 27 juillet 2006. C’était sous
la présidence du Premier Ministre, M. Elie Doté, aux
cotés de M. Toby Lanzer, Coordonnateur Résident des
activités du Système des Nations Unies et Coordonnateur
Humanitaire, Mme Solange Pagonindji Ndakala, Ministre des Affaires
Sociales, M. Mai Moussa Abari, Représentant de la FAO, et Mme
Monica Weisz, Chef de Projet auprès de COOPI. Les Ministres
de l’Elevage et de la Modernisation du Monde Rural, de la Santé
Publique et de la Population, de l’Education, de la Justice,
ainsi que les responsables des missions diplomatiques et consulaires,
les représentants des organisations internationales et des
organisations non gouvernementales, ont également fait le déplacement.
Dégradation de la situation humanitaire
La situation humanitaire liée à l’insécurité
dans la partie septentrionale de la République Centrafricaine
a nécessité en novembre 2005 le lancement de l’Appel
Global (CAP –Consolidated Appeal Process). Ces urgences humanitaires
sont répertoriées dans un document cadre qui vise à
prévenir un déclin des indicateurs humanitaires et de
développement dans tous les secteurs six mois après,
renforcer les capacités nationales de prévention de
crise et de réponse humanitaire d’urgence, et promouvoir
le retour des 42.000 réfugiés vivant au Tchad.
Cette dégradation de la situation humanitaire constatée
depuis novembre 2005 justifie ainsi cet appel humanitaire qui peut
se résumer en ces quelques chiffres :
- 1 enfant de moins d’un an meurt toutes les 30 minutes, du
fait de l’absence de vaccination, d’alimentation adéquate
et d’accès à l’eau potable ;
- 1 femme meurt toutes les 6 heures, des suites de complications liées
à l’accouchement ;
- Plus d’1 enfant sur 5 n’atteint pas l’âge
de 5 ans.w 4 % de la population est victime de malnutrition aigue
;
- 30 % de la population est victime de malnutrition chronique ;
- 50.000 personnes déplacées vivent dans la brousse,
fuyant les violences ;
- 25.000 réfugiés et demandeurs d’asile, selon
le HCR, vivent sur le territoire centrafricain
Opération « Zougoulou »
L’organisation non gouvernementale COOPI a parlé au nom
des autres ONG et acteurs humanitaires actifs en Centrafrique. Dans
un exposé intitulé « la réponse des ONG
aux urgences », Mme Monica Weisz, Chef de projet, a situé
l’assistance sur l’opération « Zougoulou
» dans la localité de Markounda. Cette opération
est un cas parmi tant d’autres et servira d’illustration
pour évaluer les modalités d’intervention, les
besoins effectifs, et le rôle complémentaire des autres
partenaires au développement. Selon Mme Weisz, l’opération
« Zougoulou » aura permis de nourrir les populations de
Markounda vivant dans le dénuement total. Cette situation de
crise humanitaire n’est pas propre à Markounda ; d’autres
sous-préfectures sont également touchées.
Le Système des Nations Unies, notamment l’UNICEF, l’OMS,
le PAM, l’UNHCR et le PNUD, a facilité la mobilisation
des ressources nécessaires à la mise en œuvre des
actions d’urgence.
Mme Monica Weisz a affirmé que beaucoup reste à faire,
mais a loué l’appui gouvernemental sans lequel «
aucune action humanitaire ne pourra être possible, ni efficace
».
Les Nations Unies dans les situations d’urgence
Sous le thème « le rôle des Nations Unies dans
la réponse aux urgences », M. Mai Moussa Abari, Représentant
de la FAO, est intervenu au nom du Système des Nations Unies.
A ce jour, 29 % à peine du budget nécessaire au financement
des actions humanitaires d’urgence —46,8 millions USD—
a été reçu de la part des donateurs. Pour 2006,
il faudra 35,8 millions USD pour financer ces actions. 13,5 millions
sont déjà disponibles. Les agences impliquées
devront ainsi mobiliser 22,2 millions USD supplémentaires.
L’action humanitaire comprend 39 projets du Système des
Nations Unies et d’organisations non gouvernementales, notamment
Caritas et Coopi.
Les actions réalisées durant les six derniers mois concernent
les secteurs de la santé, l’eau et assainissement, la
sécurité alimentaire, l’accès aux vivres,
l’éducation la protection et le respect des droits humains,
des réfugiés et personnes déplacées. Elles
se poursuivront le reste de l’année.
Les réponses du Gouvernement
Pour le Premier Ministre, 2 points concernant cette situation humanitaire
méritent d’être retenus :
- Les conditions de vie précaires de nos populations en général,
et celles des populations du nord en particulier ;
- La nécessité d’une forte mobilisation des bailleurs
de fonds, des partenaires au développement, et des ONG autour
de ces problèmes humanitaires.
Le Chef du gouvernement a rappelé à l’assistance
qu’en dépit du contexte financier peu favorable, de nombreuses
missions d’information ont été effectuées
à Markounda et Paoua. Il a par ailleurs annoncé la création
d’un Comité Mixte qu’il présidera personnellement
et « dont la mission essentielle sera d’assurer le suivi
de la Mission Gouvernementale de Paix du 7 au 9 juin 2006, en maintenant
un contact permanent avec les communautés des zones sinistrées
en vue de la restauration de la stabilité et de la paix durable
sur l’ensemble du territoire national. »
Débats
Les débats qui ont suivi ont porté sur la responsabilité
des hommes dans les différentes crises en RCA. Selon l’un
des intervenants, « ce sont les hommes qui
menacent et persécutent leurs semblables et non une catastrophe
naturelle quelconque ». Ces échanges ont mis en évidence
le rôle vital joué par MSF Hollande dans la prise en
charge de la santé maternelle et infantile et le travail de
coordination réalisé par Coopi.
Cette séance a permis de mettre en évidence les limites
de l’aide humanitaire. L’option essentielle et durable
consisterait à rapatrier les réfugiés centrafricains
et assurer leur protection dans le sens global du terme.
Le Premier Ministre, qui a dirigé les débats, a affirmé
en guise de conclusion que « l’aide humanitaire n’est
que transitoire ». Il a donc exhorté les membres du Gouvernement
ainsi que leurs collaborateurs « à maintenir leur franche
collaboration avec les partenaires et les ONG, en vue de la satisfaction
rapide des besoins de nos populations. »
Cette réunion d’examen semestriel du CAP a été
l’occasion de rendre hommage aux Médecins Eric Kassa-Kelembo
et Joachim Kaba-Mebri, tous deux victimes de l’intolérance
alors qu’ils effectuaient une mission sanitaire. Une minute
de silence a été observée en leur mémoire.
Documents
utiles :
- Document d’examen semestriel du CAP
- Allocution du Premier ministre
- Aide-mémoire du Représentant de la FAO
- Allocution de la Chef de Projet de COOP
Contact :
Chargé de l’Information Publique auprès
du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires
– OCHA
maurizio.giuliano@undp.org
Webmaster : ousmane.abakar@undp.org
Dernière
date de mise à jour 15 août 2006
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