• 6

    habitants au km2

  • 49.1

    ans pour l’espérance de vie à la naissance

  • 30.2%

    de personnes vivent dans l'insécurité alimentaire

  • 12.5%

    de femmes sont au Parlement

  • 55.2%

    de taux d’alphabétisation

  • 890

    femmes meurent sur 100.000 naissances

A propos du Centrafrique

Introduction


Jeunes enfants dans un arbuste a Paoua. © PNUD/Christian Ndotah.

 

La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique, en sango Ködörösêse tî Bêafrîka, est un pays d'Afrique Centrale, entouré par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan et le Soudan du Sud à l'est, la Republique Democratique du Condo et le Congo au sud. L'essentiel de la frontière sud du pays est marqué par le fleuve Oubangui et le Mbomou en amont. La partie nord du pays constitue le haut bassin du fleuve Chari. Ce sont ces deux fleuves qui donnèrent son nom de colonie au pays alors sous domination coloniale francaise

Histoire



L’Oubangui Chari devient la République Centrafricaine(RCA) le 1er  décembre 1958. Barthélémy Boganda son premier Président veut en premier lieu créer l’Union des Etats d’Afrique Centrale. D’où l’appellation de la République Centrafricaine. Boganda milite pour une Afrique unie. Il meurt dans un accident d’avion le 29 mars 1959. David Dacko lui succède et conduit le pays à l’indépendance le 13 aout 1960.

Le 1er  janvier 1966 Jean Bedel Bokassa, renverse le Président David Dacko. De 1966 à 1979 Bokassa devient Général, Maréchal, Président à vie, puis se fait sacré Empereur de Centrafrique en 1977. Il est renversé le 20 septembre 1979 à travers l’opération Barracuda. La France installe l’ancien Président David Dacko au pouvoir. Ce dernier organise des élections multipartistes  et est élu en mars 1981. Face aux contestations sociopolitiques, il confie le pouvoir à son chef d’Etat Major le Général André Kolingba, le 1er septembre 1981.

En 1993, le Général Kolingba organise des élections présidentielles les perd au bénéfice d’Ange Félix Patassé. Le 19 septembre 1999, Patassé est réélu. Entre 1996 et 2002 la RCA va connaître des mutineries et différentes crises politico-militaires qui ensanglantent et déstabilisent le pays.

Le 15 mars 2003 le Général François Bozize, entré en rébellion  prend le pouvoir à Bangui. Il organise des élections en 2005 et est élu Président de la République. Pour juguler ces crises à répétition, un Dialogue Politique Inclusif est organisé en 2008 avec toutes les composantes de la Nation. Des accords de paix sont signés. En 2011, des élections sont remportées par le Président Bozize et son parti le KNK rafle la majorité à l’Assemblée Nationale. L’opposition conteste les résultats et crée un front pour l’annulation des deux scrutins (Présidentiels et législatifs).

En décembre 2012, une coalition rebelle conteste le régime de Bozize. Le 10 décembre 2012, les rebelles  lancent une offensive et contrôlent de nombreuses régions.  L’intervention des Chefs d’Etat de la sous-région Afrique Centrale  stoppent cette avancée aux portes de la capitale. Le 11 janvier 2013, les protagonistes signent  à Libreville (GABON) des accords de cessez-le-feu et de sortie de crise. Finalement, le 24 mars 2013, la Seleka prend le pouvoir. Michel Djotodia est designe Chef de l'Etat de la Transition. Les exactions des elements de la Seleka cree un sentiment de rejet par les populations dont certains s'organisent en groupes d'autodefense: "les anibalakas".

Le 5 decembre 2013, une attaque des antibalakas provoque des represailles de la seleka. Plus d'un milliers de morts et de centaines de milliers de deplaces interne en quelques jours dans la capitale. Face a la crise, le Chef de l'Etat de la Transition et le Premier Ministre demissionne. Une femme est elue par le Parlement de transition: Mme Catherine Samba-Panza.

 

Les défis


En RCA, le niveau de pauvreté est élevé. En 2008, 67,2% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté dont 72% en milieu rural et 55% en milieu urbain. Le pays a été classée au 180ème rang sur 186 pays selon le rapport mondial 2013 sur le développement humain. En termes de développement, l’une des principales contraintes de la RCA, est caractérisée par son enclavement.

 

Au cours des deux dernières décennies, les indicateurs macroéconomiques et sociaux se sont considérablement dégradés, entrainant une perturbation de la poursuite des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et rendant ainsi improbable leur atteinte à l’horizon 2015.

En 2005, la mise en œuvre d’un vaste programme de réformes économiques notamment la stratégie de reconstruction, la stabilisation de l’économie et la stratégie de réduction de la pauvreté a suscité l’adhésion des partenaires au développement.

 

La survenance  en 2007 de trois types de crises internationales (énergétiques, alimentaires et financières) a affecté le pays et les perspectives de relèvement. L’impact de ces crises sur les secteurs d’exportation a été considérable.

L’immense potentiel forestier, faunique, minier ou hydroélectrique n’offre pas encore de réelles possibilités pour l’essor économique, à cause du défaut d’investissements conséquents en vue de les valoriser ou pour permettre de doper les exportations du pays. Les autres contraintes au développement socio économique sont (i) la faiblesse du niveau de développement des infrastructures de base (transport et énergie) et (ii) l’insuffisance des équipements ruraux.

 

Par ailleurs, le climat des affaires n’est pas très favorable car le pays occupe la dernière place sur 183 pays classés du rapport de la Banque mondiale (Doing Business). Ce classement traduit l’ampleur des contraintes pesant sur les investissements et le développement du secteur privé.

 

Les avancées enregistrées depuis 2010 vont être compromises avec la résurgence des conflits armées de décembre 2012. Le Gouvernement d’Union Nationale mis en place en février 2013 a pour principaux défis : la restauration de la paix et de la sécurité, l’organisation des élections législatives anticipées, la réorganisation des forces de défense et de sécurité, la réorganisation de l’administration territoriale, la reforme judiciaire, la poursuite du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et du processus de la réforme du secteur de la sécurité (RSS), l’engagement pour les réformes économiques et sociales.

Résultats

succes
Le PNUD a apporté un appui à l'organisation des élections présidentielles en 2011. © DR.


Les évaluations des projets du PNUD menées au cours de la période d’execution du programme –pays (2007-2011 ) voir fiche de synthese ont permis d’identifier un nombre significatif de résultats concrets acquis grace a l'appui du PNUD

Dans le domaine de la gouvernance démocratique et de la prévention des crises:

• L’amélioration du fonctionnement général des institutions républicaines (ex. : la Cour des comptes, le Conseil économique et social, le Haut Conseil à la Communication, l’Assemblée Nationale, le Haut Commissariat à la décentralisation etc.) ;

• La formulation de sept textes législatifs sur la décen­tralisation et les collectivités locales ;

• La mise en place et le fonctionnement d’un Comité national de lutte contre la corruption ;

• La préparation et l’organisation des élections prési­dentielle et législatives 2011 par la Commission électorale indépendante ;

• Le lancement d’un processus DDR opérationnel ;

• L’amélioration de l’accès aux services de la justice dans les zones de conflit du nord du pays ;

• La formulation d’une stratégie à court terme pour la réforme du secteur de la sécurité.

Dans le domaine de la réduction de la pauvreté:

• L’appropriation nationale du DSRP 2 pour 2011-2015;

• L’adoption de la Stratégie nationale de finance inclu­sive pour 2010-2014 ;

• L’adoption de la Lettre de politique nationale de l’environnement ;

• L’adoption du Plan d’action national de lutte contre la dégradation des terres.

Dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA:

• La vulgarisation de la loi sur les droits et obligations des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) et la lutte contre le SIDA auprès des structures judiciaires ;

• La gestion de deux subventions du Fonds mondial ;

• La formation de plusieurs institutions publiques et ONG qui disposent désormais d’un plan d’action annuel pour la mise en oeuvre du « ThreeOnes ».

Country flag
Country map
Statistiques
Capitale
Bangui (environ 1 000 000 hab.)
Population
4,8 millions d'habitants
Superficie
623.000 km2
Densité (au Km2)
7,7 habitants
Langues
Français, Sango (Les deux langues officielles)mais le Sango est aussi la langue nationale
Taux de pauvreté
62,7% de la population. 3 personnes sur 5 vivent sous le seuil de pauvreté.
Revenu annuel par habitant
1150-1200 USD
IDH
0,352 - 180e sur 187 pays
Président de la République, Chef d'Etat de Transition
Mme Cathérine SAMBA-PANZA (depuis 20 janvier 2014)
Premier Ministre, Chef du Gouvernement d'Union Nationale de Transition
André NZAPAYEKE (depuis le 27 janvier 2014)
Président du Conseil National de Transition (CNT), le parlement de transition
Alexandre NGUENDET

Sources: Banque Mondiale,PNUD/RCA,DSRP2,RDH2013,