6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous ?


Célébration du Candlelight 2012 à Bangui. © PNUD/F. Bitemo.

Depuis la découverte des premiers cas plusieurs études et enquête ont été réalisées telles que les études randomisées (1984 à 1988), l’Enquête à Indicateurs Multiples (MICS) 2000, la cartographie du VIH en 2002. L’Enquête à Indicateurs Multiples de la MICS 2006 (MICS III) effectuée auprès des femmes de 15 à 49 ans et des hommes de 15 à 59 ans constitue le niveau de référence actuelle dans le pays. Ainsi, elle montre que le taux de prévalence est de 6,2% en 2006, contre un taux record de 15% en 2002.


Graphique : Taux de Prévalence du VIH.

 

 

 

 

 

Concernant le comportement des individus face au VIH/Sida, la MICS 2006 a montré que le niveau de connaissance du VIH/Sida SIDA chez les personnes de 15 à 24 ans s’est amélioré car 55 % ont listé deux modes de prévention et 23 % ont identifié les idées fausses. Par ailleurs, 17,3 % de jeunes de 15-24 ans seulement ont pu identifier deux méthodes de préventions et 3 idées fausses.

Cette proportion connait une légère hausse contrairement aux données de MICS 2000 qui a révélé des taux respectifs de 34,9 % et 25 % dans la tranche de 15-24 ans.

L’un des impacts visibles du VIH est l’augmentation du nombre d’orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le VIH (OEV). L’étude sur les impacts socio-économiques du SIDA sur le développement de la RCA réalisée par le pays avec l’appui du PNUD en 2005 a évalué à 143 850 le nombre d’OEV en 2005 qui passerait à 211 000 en 2015.

Ainsi, 69 % des OEV de 10-14 ans sont scolarisés contre 73,3% des non orphelins soit une parité de 0,94. Parmi les personnes infectées selon les données de MICS 2006, 36 000 personnes seraient en besoin d’ARV. Ainsi, avec l’extension des structures de prise en charge suivi de la multiplication des prescripteurs formés sur la prise en charge des ARV, la proportion des personnes sous ARV est passé de 7,7 % en 2006 à 40 % en 2009 soit une augmentation de plus de 80,8 % en 3 ans. Parmi ceux-ci le nombre d’enfants sous ARV en 2009 représente 4,2 %.

1.1 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.