6 Mettre en place un partenariat mondial

Où en sommes-nous ?


Le PNUD travaille avec le gouvernement centrafricain et d'autres partenaires à la mise en œuvre des politiques de développement du pays. © PNUD/DR.

L’évolution de l’aide publique au développement en faveur de la République Centrafricaine a été croissante après le changement politique intervenu en mars 2003. L’observation de la tendance permet de constater que cette aide est passée de 126 millions de dollars US en 2003 à 317 millions de dollars US en 2009 malgré un léger fléchissement en 2004 avec 81 millions de dollars US.

L’assistance extérieure présente des chiffres encourageants. En effet, en 2008 des engagements ont été signés pour un montant de 320 millions de dollars US et 295 millions ont été versés ou rendus disponibles par les donneurs. Ce montant a connu une augmentation de 20% par rapport à l’année 2007. Sur le montant disponible, on constate que 150 millions de dollars ont été consacrés aux projets de développement (51%) et 90 millions aux actions humanitaires (31%). Le reste étant réparti entre l’Appui budgétaire et l’allègement de la Dette (18%) et la Coopération Technique (12%). On note que 233 millions de dollars US ont été utilisés par les agences de mise en œuvre dont les ONG internationales.

Pour ce qui concerne l’aide au développement, les engagements signés en 2008 ont porté sur un montant de 226 millions de dollars US dont 204 versés ou rendus disponibles par les donneurs. Il ressort que (i) la contribution des institutions multilatérales était importante et représentait 90% des versements, (ii) les dépenses d’un montant de 176 millions de dollars US ont été effectuées par les agences d’exécution y compris les ONG, et, (iii) seulement 20% de l’aide au développement furent consacrés à des activités hors de Bangui.


Graphique : Aide au Développement.

 

 

 

 

 

L’aide humanitaire en 2008 a tiré profit des actions initiées en 2007 et fut trois fois plus élevée qu’en 2006. Pour 95 millions de dollars US d’engagements signés, 90 ont été versés ou rendus disponibles ; ce fut l’action de nouveaux donneurs qui a permis l’apport de ressources supplémentaires. On note que 66 millions de dollars ont été dépensés par les agences de mise en œuvre dont les ONG avec 28%.

Au cours de l’année 2009, l’aide au développement a commencé à se stabiliser tandis que l’aide humanitaire semble se tasser ; cela est attribuable au retour de la sécurité et de la paix dans des zones qui ont connu des conflits. L’analyse de la répartition de l’aide permet de constater qu’il y a une grande disparité. On relève que 62,18% de l’aide des interventions sont de type humanitaire et 32,82% sont de type développement. En outre, 21,67 % des projets humanitaires sont localisés dans la préfecture de l’Ouham, 18,33% dans la préfecture de l’Ouham Pendé ainsi que dans la Vakaga et 11,67 % dans la Nana Gribizi. Cela s’explique par la situation sécuritaire dans ces zones rendant difficile les conditions de vie des populations de ces localités. Des projets humanitaires d’urgence sont mis en œuvre afin d’apporter des secours nécessaires aux populations dans le besoin. Il apparaît aussi que 23,29% des projets de développement sont localisés à Bangui et 9,59 % dans la Sangha Mbaéré et le Haut Mbomou ; cette dernière préfecture est une zone qui a connu une crise militaro politique.

1.42 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement
    • Seuls cinq pays donateurs ont atteint la cible des Nations Unies pour l’aide publique.
  2. Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire
    • Les pays en développement ont davantage accès aux marchés des pays développés.
    • Les pays les moins avancés sont ceux qui bénéficient le plus des réductions des droits de douane, surtout pour leurs produits agricoles.
  3. Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement
    • Le poids de la dette diminue pour les pays en développement et reste largement au dessous de ses niveaux historiques.
  4. En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement
  5. En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les nouvelles technologies, en particulier les technologies de l’information et de la communication, soient à la portée de tous
    • La demande s’est accrue pour les technologies de l’information et des communications.
    • L’accès à Internet reste interdit à la majorité de la population mondiale.
    • Grand écart entre ceux qui disposent d’une connexion Internet à haut débit, principalement dans les nations développées, et les usagers du réseau commuté.