Stratégie de Développement des capacités pour l’extension de l’accès aux services financiers par les populations vulnérables

Introduction


Une population pauvre qui exerce de petites activités génératrices de revenus. Photo: Franck Bitemo

Les populations de la RCA en général et celles des villes et communes des provinces ont un faible accès aux services financiers. En 2007, le taux d’accès des populations aux services financiers était d’à peine 1%. Les Banques et Etablissements de microfinance étaient fortement localisés dans la capitale et les provinces étaient délaissées.
Le defi de ce projet est de faire émerger un secteur financier inclusif dans un pays où plus de 95% des populations sont exclues du système financier et 66%  vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Il s’agit de promouvoir l’offre de services financiers par la couverture géographique des localités non couvertes, par les établissements de microfinance professionnels et promouvoir l’accès effectif des populations aux produits et services financiers.

Ce que nous avons accompli à ce jour

Les succès clés du projet.
·    La reconnaissance de la microfinance comme une des priorités nationales en matière de lutte contre la pauvreté, consignée dans le DSRP 2 ;
·    L’émergence du secteur avec diverses catégories d’établissements de microfinance opérant aussi bien dans la capitale que dans les provinces ;
·    La diffusion de la réglementation et la tendance à la disparition des structures  informelles opérant en dehors de la réglementation et spoliant les populations pauvres;
·    L’accompagnement technique efficace des initiatives communautaires de Microfinance (CEC Bozoum et CEC Kaga-Bandoro) à se structurer au plan organisationnel et se doter des textes organiques et de plan d’affaires qui sont des documents exigés pour le dossier d’agrément ;
·    La couverture progressive des provinces dont plus de 50% des dix villes pôles de développement ;
·    La contribution à la migration du Crédit Mutuel de Centrafrique vers la monétique avec le remplacement des livrets d’épargne par des cartes bancaires dénommée carte «Mbimaï»;
·    Une évolution substantielle du nombre de bénéficiaires, passant de 27 955 personnes au début du projet à 61 267 personnes en 2012 dont 22 927 femmes soit 37,42%
·    La forte proportion des femmes parmi les bénéficiaires, notamment entre le 1er trimestre 2012 et le 2ème trimestre 2012 où sur 2 989 nouveaux adhérents, on compte 2 298 femmes soit 77% du total.

Le projet a contribué à amplifier la diffusion de la réglementation, à rendre opérationnel  le cadre réglementaire et légal (Comité National de Microfinance, Cellule de Microfinance Association Professionnelle des établissemnts de Microfinance)




Le projet a fourni des subventions d’équipement et de fonctionnement et renforcer les capacités du personnel des établissements de microfinance afin de les inciter à un déploiement vers les provinces.

Le projet a attiré l’attention des élus et dirigeants des établissements de microfinance sur la tendance à la reprise des fraudes et des malversations par le personnel salarié et les a incité à entreprendre des actions en justice à l’encontre des personnes impliquées dans les malversations ;

Le projet a lancé en partenariat avec l’Association Professionnelle, une émission radiodiffusée hebdomadaire interactive pour une large information et sensibilisation des populations de Bangui et ses environs sur les rôles et les responsabilités des acteurs du secteur.

Les produits majeurs.
Un document de politique nationale de microfinance (Stratégie nationale pour la finance inclusive) adoptée par le Gouvernement en Juin 2010;
Un cadre de concertation des acteurs représentant les Ministères, les Banques et institutions financières, et les ONG  à travers le Comité National de microfinance ;

Un cadre de représentation et de concertation des établissements de Microfinance à travers l’Association Professionnelle  dont l’effectif des membres est passé de deux en 2005 (Crédit Mutuel de Centrafrique et Union Centrafricaine des Caisses d’Epargne et de de Crédit S.A),  à huit (08) en 2012 (Crédit Mutuel de Centrafrique, Société Financière Africaine de Crédit ; Express Union S.A ; Caisse Mutuelle des Cifadiennes de Centrafrique (CMCC), Crédit Populaire de Centrafrique S.A ;  Coopérative d’Epargne et de Crédit ;  Caisse d’Epargne et de Crédit de Kaga-Bandoro ; Association pour l’Epargne et le crédit (ASPEC).
Une diversification des prestataires de services financiers avec la présence des établissements de microfinance de toute catégorie.

Qui finance?



Annee 2012
Bailleurs Montant
Gouvernement  
PNUD  
UNCDF  
Vue d'ensemble du projet
Statut
Actif
Date de début
Mars 2012
Date de fin
décembre 2016
Zone d'intervention
Tout le territoire
Domaines prioritaires
Reduction de la pauvrete
OMD
OMD 1. OMD 3, OMD 8
Responsable
Dominique Malo
Partenaires
Minsitere des Finances et du Budget, Association des Etablissements de Microfinances
Téléchargez