Pasteur Jean Imbala prêche en faveur de la vulgarisation du moringa


Pasteur Jean Imbala montrant sa plantation. Photo-PNUD/RCA Christian Ndotah

Le moringa  est une passion pour ce pasteur d’une cinquantaine d’annee qui preche la Bonne parole depuis plus de trente ans au sein de sa communaute religieuse.Professeur d’Histoire te de geographie a la retraite, il decouvre les vertus du Moringa dont les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base de certains peuple d’Afrique.

Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Elles contiennent deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C qu'une orange. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.).

Et cela, le pasteur le sait à travers ses recherches et la mise en pratique. Il plante le moringa dans sa concession et récolte des graines et pour sa propre consommation. « Le 23 mars 2003, j’ai décidé de créer une association dénomme Centrafrique Développement(CAD) pour planter, produire et transformer le moringa a une plus grande échelle  » raconte-t-il. Il possède un champ de quatre hectares qui valorise  avec six mille plants de graine de moringa pour leur multiplication et deux mille six cent plants de feuille pour la consommation en 2012.

Bénéficiaire d’une subvention du « Small grant Program », l’association du Pasteur Jean Imbala s’active a la mise en terre des graines de moringa. En septembre et octobre 2013, il procède à la récolte du moringa qu’il va moudre et transformer en poudre. «  J’ai obtenu trente pots de 45 grammes et trois pot de 140 grammes. » déclare-t-il fièrement. Il insiste « sur la nécessité de faire connaitre le moringa qui, dans le contexte de pauvreté nutritionnelle des populations centrafricaine, est un atout implorant car il s’agit d’un complément alimentaire. »

Les quatre hectares du champ de moringa du Pasteur Imbala se trouve à Ndolobo dans la Lobaye a plus de 200 kilomètres de Bangui en zone forestière. Il s’y rend plusieurs fois par mois et s’y séjourne parfois durant deux à trois semaines avec sa famille. Son projet permet a l’association de subvenir a ses besoins primaires. Les trente membres de l’association plante en combinaison avec le moringa,  des produits vivriers tels le mais et l’arachide pour leur consommation en attendant la récolte et la transformation du Moringa.

Depuis 2010, le Programme des Petites Subventions du Fond pour l’Environnement Mondial (PPS/FEM) a alloué des fonds à hauteur de 991.000 dollars américains à 35 Organisations Non Gouvernementales (ONGs) et /Organisations Communautaires de Base pour qu’elles contribuent à la protection de l’environnement à partir des initiatives locales à travers des microprojets. Le programme est géré par le PNUD.