Grâce au microcrédit du PNUD, Martine, séropositive, se prend en charge.


Martine devant la table de vente de beignets et de café au bord de la chaussée..

« J’ai commencé à vendre depuis 2009, afin de subvenir à mes besoins et obtenir des ressources pour mon alimentation » raconte Martine Ngouagouni qui reconnait en, passant, sa séropositivé. Avant la crise, elle vendait du café et des beignets avant de se voir voler sa marmite. Elle empruntera une marmite à sa grand-mère pour poursuivre son activité.

L’obtention du microcrédit de 25.000FCFA tombe à point nommé  pour cette choriste qui chaque dimanche chante à la cathédrale de Bangui. «  Je suis contente de cet appui » dit-elle en souriant. En effet, elle acheté une nouvelle marmite, un nouveau seau pour protéger ses beignets de la poussière et des gobelets pour la vente du café.

Des chiffres

  • Le montant du projet est de 210 millions de Francs CFA.
  • 6.000 personnes vont bénéficier dudit projet.
  • 20 animateurs (10 hommes et 10 femmes) ont été recrutes pour la mobilisation et la sensibilisations des bénéficiaires.
  • Le projet cible toutes les confessions religieuses de quatre arrondissements de la capitale Bangui: les 1er, 2e, 4e et 7e arrondissements.

Martine fait partie des premiers bénéficiaires du projet de microcrédits mise en œuvre par le PNUD et Caritas Centrafrique et qui est une réponse urgente aux besoins des populations affectées à Bangui, en projetant d’aller progressivement vers les populations  d’autres localités du pays.»

Martine qui est mère de deux garçons âgés respectivement de 19 et 14 ans achète un sac de farine, de l’huile et les composant nécessaire a la confection des ses beignets. Elle prépare aussi le « gbari » un plat a base de riz et de haricot très prisé des centrafricains.

« Je fais une recette de 2000FCFA par jour quand ca marche bien ». Toutefois, certains de ses clients prennent souvent à crédit avant de venir régulariser. , «Mon premier souci est de pouvoir rembourser l’argent que le PNUD m’a donné. » souligne-t-elle.

Des animateurs ont été recrutés pour encadrer les bénéficiaires sur les vingt sites retenus dan s le cadre du projet. La garantie de microcrédit régulièrement remboursés renforcera la crédibilité du projet et permettra à d’autres Centrafricains d’en bénéficier, pour qu’un nombre croissant de femmes et de jeunes améliorent réellement leur condition de vie.

Le projet de microfinance en faveur des communautés affectées par la crise armée sera mis en œuvre dans les 4èmes et 7e arrondissements où les populations ont été directement touchées, ainsi que les 1er et 2e arrondissements où de nombreuses familles ont accueilli des personnes déplacées internes.

Le budget alloué au projet est de 437.202 dollars US soit environ 210 millions de FCFA sur sept mois.