Signature du programme conjoint d’appui à la riposte nationale au SIDA en Centrafrique

25 mai 2012

imageLa Directrice Pays du PNUD, Madame Anne-Marie Cluckers signe le programme conjoint VIH/SIDA. Photo PNUD RCA/Christian Ndotah.

Le groupe thématique ONUSIDA en Centrafrique qui regroupe les principales agences du Système des Nations Unies (PNUD, ONUSIDA, FAO, OMS, UNESCO, PAM, UNICEF,UNFPA, OCHA, HCR, BINUCA) et la Banque Mondiale, s’est réuni le jeudi 24 mai 2012 pour procéder à la signature du « Programme conjoint d’appui à la riposte nationale au SIDA 2012-2016 ».

« Le Programme conjoint est articulé sur les éléments suivants : la justification et de la raison d’être du Programme Conjoint ; la situation de l’épidémie et la réponse nationale au sida ; les étapes de formulation du Programme Conjoint sur le sida, le plan d’assistance technique, le plan de travail annuel, le budget, les modalités de mise en œuvre ainsi que le plan de suivi évaluation.

Il est aligné aux extrants de l’UNDAF + dans son effet 3 : « Les populations Centrafricaines, et particulièrement les plus vulnérables, participent à la formulation et la mise en œuvre des programmes sociaux, utilisent les services de base, saisissent et valorisent au mieux les opportunités ».

Sa mise en œuvre devra accélérer la réalisation des interventions contenues dans le Cadre Stratégique National de lutte contre le Sida 2012 - 2016.

La matrice du cadre opérationnel de ce programme conjoint est articulée sur trois axes :

  1. Promouvoir les droits humains et l’égalité des sexes dans un contexte de gouvernance améliorée ;
  2. Intensifier la prévention contre l’infection à VIH et
  3. Favoriser l’émergence d’un traitement, de soins et d’un appui aux personnes vivant avec le VIH/Sida  Neufs produits sont visés par l’ensemble du Système des Nations Unies pour contribuer à la vision du Gouvernement Centrafricain d’un pays où il y a : « zéro nouvelle infection à VIH, zéro nouveau décès, zéro discrimination / stigmatisation liée au VIH » (extrait du résumé exécutif)

Le contexte national montre que l’épidémie du VIH est de type généralisé.  Selon l’analyse de la situation faite lors de l’élaboration du cadre stratégique national de lutte contre le VIH/Sida 2012-2016 l’épidémie de l’infection à VIH de type généralisé s’explique en partie par la faible proportion des adultes qui ont une connaissance complète sur la transmission du VIH  (19% chez les femmes et 27,0% chez les hommes). Cette proportion est de 13,4 % chez les garçons contre 13,8% chez les filles. Cependant, il a été noté que seules 19% des filles ont une connaissance approfondie de la prévention du VIH et que 49% et 51% des femmes respectivement de 15-24 ans et de 15- 49 ans identifient correctement tous les trois modes de transmission de la mère à l’enfant.

Les nouvelles infections sont enregistrées essentiellement chez  les  travailleurs du sexe, les jeunes, les camionneurs, les détenus, les agents des forces de défense et de sécurité et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes(MSM). Il est à noter que la cohorte des MSM suivie par le CNRISTAR affiche un taux de séroprévalence de (17%).

Un autre élément fondamental de la situation de l’épidémie est la faiblesse du système de santé à offrir des services intégrés pour une riposte au Sida élargie et holistique et celle de la protection sociale qui ne touche que 10% de la population centrafricaine.