La RCA et les Nations-Unies ont signé le Plan d’action pays du Cadre d’accélération de l’OMD 1C (CAO) pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition

31 juil. 2012

imageLe Coordonnateur Résident et humanitaire du système des Nations Unies, Représentant Résident du PNUD en République centrafricaine et le Ministre du Plan, Abdul Karim Meckassoua présentent le document signé du Plan d'Action Pays du CAO Sécurité alimentaire. Photo PNUD-RCA/Franck Bitemo.

La cérémonie de signature officielle du Plan d’Action Pays du CAO s’est déroulée le mardi 31 juillet 2012 à Bangui en présence d’une centaine de participants représentants du gouvernement, des agences du Système des Nations Unies, des chefs de missions diplomatiques, des autorités préfectorales, des Organisations Non Gouvernementales nationales et internationales ainsi que des médias.

Le document a été paraphé par six personnalités à savoir, les ministres du Plan et celui de l’Agriculture, le Coordonnateur Résident et Humanitaire du système des Nations-Unies, la Directrice Pays du PNUD, Mme Anne-Marie Cluckers, la Représentante de la FAO, Mme Rokhaya Daba Fall et le Directeur Adjoint du PAM, M. Edouard Nizeyimana.

En rappel, la République Centrafricaine a choisi la sécurité alimentaire pour mettre en œuvre le Cadre d’Accélération des OMD (CAO). Il s’agit d’atteindre, d’ici 2015, la Cible 1C de l’OMD 1, visant à ‘Réduire de moitié, d’ici 2015, la proportion des personnes qui souffrent de la faim’. Ce choix se justifie d’abord par la situation de précarité plus que préoccupante que vivent les populations de la RCA. En effet, 62% des centrafricains vivent en dessous du seuil de pauvreté, ce qui correspond à une population de 2,6 millions de personnes sur un total de 4 200 000 habitants.

Il convient aussi de souligner que dans un cadre microéconomique, cette pauvreté est multiforme : elle est d’abord spatiale car 69,4% des personnes qui sont pauvres vivent en milieu rural. Elle est aussi sociale car elle frappe beaucoup plus les ménages de grande taille dont les chefs ont un faible niveau d’instruction et notamment les ménages d’exploitations agricoles.

Par ailleurs, l’analyse globale de la vulnérabilité fait ressortir qu’un grand nombre de ménages centrafricains (30,2%) vivent dans l’insécurité alimentaire. Sur cette proportion de ménages en insécurité alimentaire, certains sont en insécurité alimentaire sévère (7,5%). Sur le plan régional, les préfectures de  l’Ouham Pendé, de la Nana Gribizi, de la Basse-Kotto et de l’Ouham sont les plus touchées. Accélérer les progrès vers la sécurité alimentaire aura pour conséquence d’opérer un recul significatif de la pauvreté en milieu rural et sur le plan national.

Parmi les domaines prioritaires du CAO figure l’intensification de l’agriculture vivrière, des produits forestiers non ligneux alimentaires, des produits de la chasse et du petit élevage. Il s’agira aussi de renforcer l’accessibilité à la nourriture, les interventions nutritionnelles et le filet de sécurité pour les groupes vulnérables.

Les interventions transversales concerneront la réhabilitation et la construction des pistes de désenclavement des zones de production et des zones déficitaires, le renforcement des organisations de producteurs et des exploitants agricoles et le renforcement de l’accès au crédit en milieu rural.

Le Cadre d’Accélération de l’OMD 1C est mis en œuvre par le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et le Ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui technique du PNUD, de la FAO, du PAM, de l’UNICEF et de l’UNFPA. Le budget de mise en œuvre de ce plan d’action pays est estimé à 132 milliards 700 millions de FCFA.