La violence contre les femmes est inacceptable et peut être évitée. Message de Helen Clark au staff du PNUD.

24 nov. 2013

imageVue d'une camoagne de sensibilisation a Bangui lors des 16 jours d'activisme. Photo: Christian Ndotah

Le 25 novembre est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Cette journée de sensibilisation et d'activisme attire l'attention sur le fait que la violence à l’égard des femmes est un problème mondial, et reste l'une des manifestations les plus répandues et les plus nuisibles de la discrimination envers les femmes.

Partout dans le monde, trois femmes sur dix sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime. Dans certains pays, sept femmes sur dix subissent des violences physiques ou sexuelles de la part des hommes au cours de leur vie. Plus de 603 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n'est pas considérée comme un crime. Le viol et les agressions sexuelles servent comme « armes de guerre » dans les conflits violents. Ce n'est pas acceptable.

Le PNUD a un rôle crucial à jouer, en collaboration avec nos nombreux partenaires. Au début de l’année, lors de la Commission de la condition de la femme, j'ai signé une déclaration commune avec les chefs d'autres agences des Nations Unies, où nous nous sommes engagés à travailler ensemble, avec les partenaires régionaux et nationaux, pour mettre fin au fléau de la violence contre les femmes et les filles.

Nous devons concrétiser cet engagement, renforcer nos partenariats avec les organisations de femmes, et travailler avec les hommes et les garçons dans nos efforts pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles.
Dans le nouveau plan stratégique du PNUD, nous avons priorisé l'accélération des efforts pour parvenir à l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes. Prévenir et combattre la violence contre les femmes constitue une partie importante de ce travail. Le développement humain durable ne sera pas pleinement réalisé que si la violence liée au genre se termine, et que les femmes et les filles soient en mesure de contribuer sur un pied d'égalité avec les hommes et les garçons, au développement des familles, des communautés et des nations.

Le 25 novembre, j'encourage la direction et les membres du personnel de tous nos bureaux de pays à marquer cette Journée internationale, à plaider pour la fin de la violence liée au genre, à souligner l’importance des contributions que le PNUD peut apporter, et à s'engager à intensifier nos efforts. Nous voulons que le message du PNUD cette année soit entendu dans le monde entier : la violence contre les femmes n'est pas acceptable, elle peut être empêchée, et le PNUD est déterminé à jouer son rôle.

Le fait de faire la différence en matière d’élimination des inégalités et de la violence liées au genre commence avec chacun d’entre nous. Nous savons comment il est important que les hommes et les garçons participent activement à l’élimination de la violence contre les femmes et les filles. Par conséquent, cette année, je voudrais demander spécifiquement à nos collègues masculins de réfléchir à ce qu'ils peuvent faire. J'encourage chacun d’entre vous à s'engager à jouer votre rôle et à soutenir d’une promesse personnelle la campagne « Sonnez la cloche » (Ring the bell). La campagne « Un million d'hommes, un million de promesses », invite les hommes à prendre des mesures visant, par exemple, à défier ceux qui manquent de respect envers les femmes ou les filles, qu’il s’agisse de leurs amis, famille, ou collègues ; à s’instruire et à partager l’information sur l'impact de la violence contre les femmes ; à faire pression pour un environnement de travail sans harcèlement ; à respecter et à soutenir le leadership des femmes ; et à intensifier la collaboration avec les partenaires qui se sont engagés à mettre fin à la violence contre les femmes.

Vos promesses enverront un message fort au monde entier sur le fait que notre organisation s'est engagée à mettre fin à la violence liée au genre.