La sécurité et les élections au menu d’échanges entre l’ONU et les représentants syndicaux centrafricains

13 juin 2014

imageConstruction d'un mur d'enceinte du Commissariat du 1er arrondissement de Bangui. Photo: PNUD/CAN

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine (RSSG) et chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, a reçu, le 13 juin, au quartier général de la MINUSCA à Bangui, des représentants de huit centrales syndicales centrafricaines, avec qui il a échangé sur divers sujets d’intérêt, notamment l’épineuse question sécuritaire, le rétablissement des forces centrafricaines et les élections.

En sa qualité de Secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des Travailleurs de
Centrafrique, Noël Ramadan a, au nom de ses pairs, peint un tableau bien sombre de la situation actuelle du pays. « Aujourd’hui, il est difficile de savoir comment la sécurité sera rétablie. Tous les jours, l’on parle de désarmement mais nous ne voyons pas de façon concrète une stratégie de désarmement. Nous avons des compatriotes qui sont pris en piège dans des quartiers. Chaque nuit, il y a des vies qui sont perdues. Nous ne pouvons pas continuer à accepter cette situation qui nous est imposée », a dit M. Ramadan. D’autres préoccupations sont relatives aux conditions de la tenue des prochaines élections.

C’est pourquoi, fort de ce constat et tout en reconnaissant les efforts déployés par les autorités de la Transition, Noel Ramadan a inscrit au nombre de ses recommandations la réhabilitation des forces armées centrafricaines, et ainsi leur permettre de s’engager aux côtés des forces internationales, et ainsi décupler les efforts pour juguler les importants défis sécuritaires de l’heure.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a salué cette démarche des représentants syndicaux qui non seulement enrichit la réflexion sur les causes de la crise mais permet également d’explorer des pistes de solutions pour une sortie de crise. Occasion pour lui de rappeler que la durée de la Transition n’a nullement été décidée par la communauté internationale mais qu’elle est partie intégrante de la Charte de la Transition.

En ce qui a trait à la remise sur pied des forces armées centrafricaines, le Représentant spécial a fait valoir que la Centrafrique a un droit légitime de disposer d’une armée, mais que cela doit être entrepris dans le cadre d’une réflexion approfondie sur la réforme du secteur de la sécurité afin de trouver une solution réaliste et durable.

Et le Chef de la MINUSCA de réitérer l’engagement de la communauté internationale à accompagner le pays, tout en attirant l’attention des syndicalistes sur la nécessité pour les Centrafricains de se ressaisir dans un élan de sursaut national pour asseoir une paix et une stabilité durables.

Contact et informations

Porte-parole et chef de bureau de l’information publique de la MINUSCA :
Damian Cardona, Tel : +236 75436746 E-mail : cardona@un.org
Site web : http://minusca.unmissions.org
Twitter : @UN_CAR