Référendum pour une nouvelle constitution en Centrafrique

13 déc. 2015

13 décembre 2015, les centrafricains se sont rendus aux urnes pour se prononcer sur le projet de Constitution. Malgré l’ouverture tardive des bureaux de vote dans certains arrondissements et des coups de feu entendus tôt le matin (troisième et cinquième arrondissement), les électeurs ont pu exprimer leur devoir de citoyen.

La tenue du référendum constitue un test pour l’organisation des scrutins présidentiel et législatif combinés du 27 décembre prochain qui mettront un terme à une transition de près de 3 ans.   

« Les centrafricains ont pris conscience que c’est par les urnes que tout doit se jouer et que la démocratie est la seule voie louable et digne pour la sortie de crise.» a déclaré Marie-Madeleine N’Kouet Hoornaert, la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections en Centrafrique (ANE).

Nzabani Natacha, une habitante de Bangui affirme avoir voté non seulement pour accomplir son devoir de citoyen mais surtout parce qu’elle attend beaucoup de ce scrutin. Elle formule le vœu que son pays retrouve l’ordre et la tranquillité grâce à la nouvelle constitution.  « Je souhaite que notre pays puisse se développer, qu’il y ait plus d’entreprises en Centrafrique, que le chômage diminue et que nous puissions vivre en paix ! » tel est le vœu ardent de Natacha.  

L’organisation d’élections en Centrafrique est un défi important en raison des crises politico-militaires récurrentes que connait le pays depuis plusieurs années. Ces crises ont affectés le tissu social et compromis les perspectives de développement du pays.  

Pour faire face aux défis du financement des élections plusieurs partenaires apportent leurs contributions au "panier de fonds commun" en appui au processus électoral de sortie de crise. Ainsi, à travers une équipe intégrée, les partenaires que sont l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Etats Unis d’Amérique, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume du Maroc, le Luxembourg, la République du Congo, le PNUD, la MINUSCA et ONU Femmes apportent leur assistance technique et financière à l’Autorité Nationale des Elections en Centrafrique

A travers le Projet d’Appui au Cycle Electoral en Centrafrique (PACEC) pour la période 2014-2016, le PNUD a appuyé l’ANE dans l’établissement des listes électorales ainsi que dans la formation et la prise en charge des membres des bureaux de vote et dans l’acquisition et le transport du matériel électoral.

Le Représentant résident du PNUD, Aurélien Agbenonci a souligné que ce référendum se déroule dans un contexte particulièrement sensible où il existe encore malheureusement dans certaines localités du pays des poches de violences. « Le processus électoral ne doit pas être entaché de violences ; Les centrafricains qui se sont massivement  inscrits sur la liste électorale veulent un changement dans leur pays… On peut voter sans se faire tuer, on peut voter sans se battre, c’est une saine compétition qu’il faut, c’est une compétition qui va concourir à la paix et au relèvement du pays » a-t-il indiqué.

Aurélien Agbenonci se réjouit par ailleurs de la signature par l’ensemble de la classe politique du Code de bonne conduite des partis politiques et candidats; signe évident de l'engagement du peuple centrafricain et de ses leaders politiques au bon déroulement du processus électoral. Il a enfin rappelé que la seule voie de sortie qui compte est celle de la paix et de la réconciliation 

 

 

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