La Centrafrique adopte la loi sur la parité homme et femme

10 nov. 2016

Une des nombreuses femmes centrafricaines de la société civile venues à l'Assemblée Nationale pour saluer le vote de la loi sur la parité ©PNUD RCA/2016

L’Assemblée Nationale Centrafricaine a adopté hier avec une majorité confortable (86 voix pour, 22 contre et 8 abstentions) la loi sur la parité homme-femme proposée par le Gouvernement. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations pour la population (FNUAP) et ONU Femmes ont joué un rôle majeur dans le renforcement des capacités de la Commission Genre de l’Assemblée Nationale sur l’approche genre et le plaidoyer en faveur de cette loi.

La République Centrafricaine, qui a retrouvé un Etat constitutionnel à la suite des élections présidentielles et législatives au début de l’année 2016, connaît toujours une forte sous-représentation des femmes dans les instances de prise de décision politique avec seulement 12 femmes sur 140 députés, alors qu’elles représentent 52 pour-cent de la population.

Elles ne sont que quatre sur 23 à occuper des fonctions ministérielles. Et une seule femme est présidente d’une grande institution, à savoir l’Autorité Nationale des Elections.

L’adoption de cette loi pose les jalons de la mise en place de dispositifs législatifs et réglementaires destinés à favoriser une meilleure représentativité des femmes, une réduction significative des inégalités de genre et une implication pleinement agissante de la femme centrafricaine dans le secteur économique en tant qu’agents du changement et leaders des processus de développement.

La promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes sont au cœur du mandat du PNUD et intégrées à sa démarche de développement. Cet effort implique de lutter contre les pratiques discriminatoires et de remettre en question les rôles et stéréotypes qui entraînent l’exclusion et les inégalités.

Contact

Marthe Augustine Kirimat, Expert du genre, PNUD Centrafrique, tél. +236 75 50 43 73