34 acteurs centrafricains bénéficient d’une formation sur l’expertise médico-légale en matière de violences sexuelles

2 févr. 2017

Selon les dernières estimations datant de décembre 2015, il y a eu en Centrafrique plus 60 000 cas de violences basées sur le genre depuis le début de la crise. Les viols et les agressions sexuelles en représentent respectivement 21% et 29%.

Le Programme des Nations Unies pour le développement, en partenariat avec la MINUSCA et le PHR (Physicians for Human Rights), avec l’appui financier  du Bureau de la Représentante                 Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies sur la question de Violence Sexuelle en période de Conflit, a conduit du 02 au 04 fevrier dernier, une formation sur l’expertise médico-légale en matière de violences sexuelles liées au conflit.

Cette formation multisectorielle a été organisée au profit  de 34 personnes dont 13 femmes. Elle a ainsi permis d’élever le niveau de connaissances des magistrats et  juges du Parquet et du Tribunal, des Officiers de Police Judiciaire du service d’enquête et d’investigation de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Repression des violences faites aux femmes et aux enfants. Des médecins, infirmiers et sages-femmes, des avocats du Barreau, des assistants psycho-sociaux et des représentants des organisations de la société civile ont également pu bénéficier de cette formation destinée à la contibuer à l’efficacité de la repression des cas de violences sexuelles en République centrafricaine.

Le centrafrique connait un taux encore très élevé de violences sexuelles. En 2016 le nombre de cas de violences sexuelles était estimé à plus de 11.000 cas. L’impunité ayant perduré durant toutes les années de crises qu’a traversé le pays est l’une des principales raisons de l’accroissement des cas de violences sexuelles. 

C’est pour pallier à cette impunité et l’état de droit en République centrafricaine que le PNUD et les partenaires impliqués dans le Projet conjoint d’Appui à la Lutte contre les Violations des Droits de l’Homme et à la Relance de la Justice en Centrafrique, appuient le gouvernement centrafricain à travers la mise en œuvre d’une série d’actions dont l’appui à l’opérationnalisation de l’Unité Mixte d’intervention Rapide et de Repression des violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR).

Ainsi, en collaboration avec « Physiciens for Human Rights », la MINUSCA, l’UNFPA, L’ONG ABA et Médecins Sans Frontière, cette de  formation a permis de contribuer au renforcement des capacités de coordination des Officiers de la Police Judiciaire et des professionels du secteur médico-social dans la lutte contre les violences sexuelles.

Contact

Christine Meta Mpinda, Expert Violences sexuelles liées au conflit
christine.meta@undp.org