République Centrafricaine

Affiche utilisée pendant l’émission publique de la Radio Ndeke Luka

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La Police/Gendarmerie, les Douanes, la Justice, l’Education et la Santé sont les secteurs jugés parmi es plus corrompus en RCA.

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Les arriérés de salaires sont considérés comme l’une des principales raisons de la corruption des fonctionnaires.

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Raisons justifiant les versements illicites par les entreprises

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L’insécurité est une des priorités auxquelles devrait s’attaquer le gouvernement.

Interview d’un des enquêteurs, de retour de province, au cours de l’enquête sur la corruption auprès des ménages

Directeurs des organes de presse en session de formation

Dr Mamy démarre sa présentation

C’est au tour de Mme Uwimana.

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L’intégrité nationale s’effendre quand un des piliers (ou plusieurs) ne joue pas son rôle.

Tour de table avec les membres du RJCDH.

Interview de l’Economiste Principal après la séance.

Emission publique sur la corruption, le 9 décembre. Emission suivie en direct par les auditeurs de Radio Ndeke Luka.

Groupe de pratique pauvreté


Résultats des deux enquêtes


Le degré de la corruption en RCA, l’acceptabilité des pratiques de corruption, les raisons de la corruption et la lutte contre la corruption. Ces quatre niveaux figurent en tête des résultats provisoires de l’enquête sur la corruption auprès des ménages et des entreprises publiées le 9 décembre, jour de la célébration de la Journée Internationale de Lutte contre la Corruption.

Les résultats, discutés avec le gouvernement à travers le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale (Président du Comité de Réflexion sur la Corruption), ont été présentés par le PNUD à la société civile et à la presse nationale et internationale le 9 décembre.

Pour les entreprises et les ménages, la corruption est généralement pratiquée en RCA pour éviter surtout les lourdeurs administratives. La Police, la Gendarmerie, les Douanes, le système judiciaire, le système éducatif et les services de Santé sont jugés parmi les plus corrompus en Centrafrique. En politique, les enquêtés estiment que l’on s’engage pour s’enrichir plutôt que pour servir le pays.

Les entreprises, de même que les ménages, estiment que les fonctionnaires tombent dans la corruption en raison des nombreux arriérés de paiement des salaires dont ils sont victimes. L’impunité, l’absence de transparence, les lourdeurs administratives, le faible niveau des salaires et l’enrichissement personnels sont d’autres motifs présentés par les enquêtés.

Tandis que la grosse corruption concerne les grandes entreprises, la petite corruption touche essentiellement les ménages.

72,5 % des entreprises déclarent avoir fait un versement non officiel au cours des douze derniers mois, soit pour l’obtention d’un service, pour éviter un problème ou pour obtenir un permis de construire ou de démolition.

En revanche, les versements illicites versés par les ménages sont moins nombreux et se font en général pour accélérer une démarche administrative ou faire sauter une contravention. L’obtention d’un acte de mariage ou d’un passeport, le dépôt d’une plainte ou l’admission à l’hôpital, sont les motifs pour lesquels les ménages déclarent avoir versé des pots de vin.

Même si toutes les populations condamnent la corruption, elles continuent cependant de la pratiquer. Les procédures de recours sont estimées trop lourdes et trop longues par les ménages, qui sont peu nombreux à porter plainte.Alors que les entreprises pensent qu’il faudrait éviter tout don et versement non officiel pour prévenir et lutte contre la corruption, les ménages en appellent à la transparence et à l’objectivité dans la nomination des agents publics, à l’augmentation des salaires et à l’éducation du citoyen. La recherche de solutions au problème d’insécurité est considérée pour beaucoup comme une des priorités auxquelles le gouvernement devrait s’attaquer pour favoriser le développement du pays.

Afin d’appuyer le gouvernement dans l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption, le PNUD mène des actions de prévention et de sensibilisation à l’égard des autorités et des différents acteurs de la société civile.

En septembre 2005, le PNUD avait mené une enquête anonyme auprès des ménages centrafricains, en collaboration avec Transparency International. Cette ONG avait fourni deux types de questionnaires standard, qui avaient été ensuite adaptés par le PNUD. Cette première enquête a été suivie d’une seconde auprès des entreprises basées à Bangui.

Les résultats définitifs, qui combineront ceux des deux enquêtes, seront publiés au cours du 1er trimestre de 2006.

Formations sur la corruption

Pour amener les médias à mieux cibler et planifier leurs interventions dans le domaine de la lutte contre la corruption, le PNUD a organisé deux sessions de formation sur « la corruption et le développement humain ». La première, à destination des directeurs des organes de presse, a réuni près de 19 participants le 2 décembre. Avec l’Economiste Principal du PNUD, M. Gilbert Aho, le Directeur de la stratégie nationale au Conseil supérieur de lutte contre la corruption de Madagascar (CSLCC), Dr Mamy Raboanarijaona, et la Coordonnatrice des programmes de Transparency International, Mme Chantal Uwimana, les directeurs des organes de presse ou leurs représentants ont découvert les expériences de lutte contre la corruption, notamment celles de Madagascar, du Bénin et des pays de l’Afrique australe. Le lien entre la lutte contre la corruption et le développement humain a été démontré par M. Aho. La corruption peut, en effet, affecter la santé des individus (surtout les plus pauvres), l’espérance de vie à la naissance, le système éducatif, le niveau de connaissance des individus et le revenu. Elle touche toutes les racines du développement humain.

La mission de l’ONG Transparency International leur a été présentée et l’accent a été mis sur le concept de Système National d’Intégrité (SNI). Le SNI met en action tous les acteurs qui devraient être impliqués dans la lutte contre la corruption, sur la base des valeurs de solidarité sociale. L’intégrité nationale repose essentiellement sur la participation, la transparence et la performance de ces acteurs. Le législatif, l’exécutif, le judiciaire, les corps d’inspection et de contrôle, le médiateur, les agences indépendantes, le service public, les médias, la société civile, le secteur privé et les acteurs internationaux constituent les différents piliers (ou acteurs) du SNI. L’intégrité nationale s’effondre lorsqu’un ces piliers (ou plusieurs) ne joue pas son rôle convenablement. En revanche, si tous les piliers fonctionnent comme il se devrait, l’état de droit s’installe, le développement durable devient visible et perceptible, et la qualité de vie des citoyens s’améliore.La deuxième formation était dirigée vers les membres du Réseau des Journalistes Centrafricains pour le Développement Humain (RJCDH). Une vingtaine de journalistes, membres du réseau, ont à leur tour écouté les représentants du PNUD, du Conseil supérieur de lutte contre la corruption de Madagascar et de Transparency International partager leurs connaissances et expériences dans le domaine de la lutte contre la corruption.

Pourquoi lutter contre la corruption ? a-t-on les moyens de lutter contre la corruption ? Quelles sont les plus grandes difficultés rencontrées dans la lutte contre la corruption ? Quel est le rôle de la presse dans la lutte contre la corruption ? A travers ces questions, les directeurs des organes de presse et les membres du RJCDH ont tenté de donner leur point de vue sur la corruption et les moyens de la combattre. Leur rôle en tant que journaliste a été fortement souligné, sur la base d’exemples allant de la dénonciation –enquête à l’appui– à l’éducation.Afin de permettre aux journalistes de mieux apprécier leurs responsabilités au sein du RJCDH, le Directeur des stratégies nationales du Conseil supérieur de lutte contre la corruption de Madagascar a analysé avec eux les difficultés rencontrées sur le terrain et les actions à entreprendre dans le cadre du réseau.

L’Economiste Principal du PNUD a rappelé aux journalistes l’importance de leurs fonctions et l’impact que pourrait avoir le réseau si tout le monde prend son rôle au sérieux : « La force du réseau viendra de vous. Si vous avez la volonté, le réseau deviendra quelque chose de concret. Votre crédibilité augmentera avec la performance due réseau. »

Une série d’activités ont été prévues par le réseau, parmi lesquelles des programmes radio et des interviews le 9 décembre pour célébrer la Journée Internationale de Lutte contre la Corruption.


Documents utiles :


Résultats de l’enquête sur la corruption auprès des ménages

Résultats de l’enquête sur la corruption auprès des entreprises

Rôle des médias dans la lutte contre la corruption

Rôle des journalistes dans la lutte contre la corruption

L’expérience malgache de la lutte contre la corruption

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Dernière mise à jour : 21 décembre 2005
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