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Energie et environnementAutoévaluation des capacités nationales en matière de gestion durable de l’environnement national et mondial La situation de l’environnement en République Centrafricaine est caractérisée par une tendance accélérée à la dégradation des écosystèmes et des établissements humains. Des mutations profondes sont enregistrées, à travers la réduction de la durée de la saison des pluies constatée au cours des deux dernières décennies, l’assèchement progressif de nombreux petits bassins hydrographiques, le recul de la forêt et la destruction des savanes, l’accentuation alarmante de la disparition de certaines espèces de plantes et d’animaux. Le mécanisme de protection et de conservation s’est détérioré d’une manière générale. Les 13 % du territoire consacrés aux aires protégées ne disposent pas en réalité de dispositifs efficaces de protection, à part quelques zones opérationnelles : Projet Ecofac à Ngotto, Réserve de Ndzanga Sangha, Zones de conservation communautaire Sangba, et Zones d’éco développement communautaire de la forêt de Bangassou. Les crises politiques et militaires des dix dernières années, et la persistance des activités de braconnage, de l’exploitation anarchique des ressources naturelles et les pratiques abusives de feux de brousse accélèrent d’année en année le processus de destruction des écosystèmes et des ressources naturelles. Ces facteurs augmentent la vulnérabilité de la population dont la majorité vit dans des conditions difficiles. D’après le recensement récent (2003) 60,6 % seulement des ménages centrafricains ont accès à l’eau salubre dont 84,3 % en milieu urbain et 48,8 % en milieu rural. 13 % des ménages utilisent un lieu d’aisance dont 30 % en milieu urbain et 4,9 % en milieu rural. 62 % vivent dans des cases traditionnelles simples sans minimum de confort, soient 30,3 % en milieu urbain et 77,7 % en milieu rural. Face à cette situation, le PNUD a fourni dans les années 1990 divers services en matière d’assistance au pays. Avec le FENU (Fonds d’Equipement des Nations Unies), un projet d’hydraulique villageois a permis d’accroître le taux d’accès à une source d’eau potable dans les préfectures de l’Ombella Mpoko et de la Lobaye, de doter le pays d’un schéma directeur de l’eau et de formuler l’ébauche d’une politique et d’un code de l’eau et d’assainissement. Au cours de la même période, des projets – «Protection des végétaux», « Plan National d’Action Environnemental » et « Stratégie de conservation de la biodiversité » ont été exécutés. Le pays a ratifié la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la Convention sur la diversité biologique, la Convention sur la désertification et d’autres instruments. Sur cette base, un choix stratégique a été opéré pour le cadre de coopération 2004-2006 PNUD/RCA parmi les six lignes de services proposées dans le cadre de résultats stratégiques. Il s’agit de la ligne de service 1 : gestion durable des terres. L’essentiel des efforts est concentré sur cette ligne de service pour intégrer le principe de durabilité dans la planification stratégique de réduction de la pauvreté, comme le stipule le septième objectif des OMD. Pour ce faire, la première étape de l’action est de faire le point des capacités nationales disponibles en matière de gestion de l’environnement national et mondial, de déterminer les gaps existants et de contribuer à leur résolution. Résultats attendus 1. Un inventaire de stock des besoins en renforcement des capacités nationales pour la gestion de l'environnement est réalisé : 2. Trois évaluations thématiaques et une évaluation transversale sont réalisées ; 3. Une stratégie nationale assortie d'un plan d'action est élaborée et validé ; 4. Le document de projet ANCR est rendu disponible et largement partagé Voir aussi : Contacts : Facilitateur : maxime.mbringa-takama@undp.org Date de mise à jour: jeudi 8 janvier 2007 |
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