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L'Observatoire de la pauvreté
JOURNEE
DE L'OBSERVATOIRE SUR LA PAUVRETE
Compte
rendu des travaux de la journée sur l'observatoire de de la
pauvreté (Bangui, le 26 août 2003) Organisé
conjointement par le Ministère du Plan et de la Coopération,
et le groupe thématique Lutte contre la Pauvreté du
PNUD.
Objectif de la journée
:
Cette journée
a pour objectif de donner l’opportunité à l’ensemble
des acteurs qui interviennent dans la lutte contre la pauvreté,
d échanger sur le concept de la pauvreté, d’examiner
le contenu d’un Observatoire de la Pauvreté et enfin
de discuter des implications pour la mise en place d’un système
de suivi de la pauvreté en République Centrafricaine.
Discussions
:
L’intérêt
de cette rencontre est de sensibiliser tous les acteurs techniques
liés au processus et de dégager à la fin, les
éléments de base pour la mise en place d’un Observatoire
de la pauvreté en République Centrafricaine
Conclusions et Recommandations
:
Les principales conclusions
et recommandations sont :
Annexes :
Documents de base :
·
Les modalités d’organisation d’un observatoire
de la pauvreté par Gilbert
AHO ;
· Le Suivi/Evaluation de la pauvreté par Gervais
DOUNGOUPOU ;
· L’observatoire : un instrument pour le suivi
de la pauvreté par Jean –
Luc Dubois et Isabelle Droy ;
· Etude de Faisabilité de la mise en place d’un
observatoire de la
Pauvreté en RCA par Alain BRILLEAU
et Paul-Henri WIRRANKOSKI
I/ Objectif
de la journée
Le mardi 26 août
2003, s’est tenue de 09 heures à 16 heures dans la salle
de conférence de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale
(BEAC), à Bangui, une journée de réflexion organisée
par le groupe thématique «Lutte contre la pauvreté»
du PNUD en collaboration avec le Ministère du Plan et de la
Coopération Internationale de la RCA.
Cette journée avait
pour objectif principal de réfléchir sur les propositions
et expériences passées en vue de dégager les
éléments pouvant servir de base pour la mise en place
d’un observatoire de la pauvreté, de discuter des implications
pour la mise en place progressive du système de suivi de la
pauvreté et proposer un cadre/ancrage institutionnel avec les
mandats des principaux acteurs du réseau.
II/ Mot d’introduction
et ordre du jour
La séance a démarré avec des mots de bienvenue
et d’introduction successivement par M. maxime Mbringa-Takama,
facilitateur du groupe thématique «Lutte contre la pauvreté»
du PNUD et par Monsieur Léon Bango, secrétaire Général
du Ministère du Plan et Président de séance.
Monsieur Maxime Mbringa-Takama
a retracé brièvement la nouvelle vision du PNUD et les
nouvelles orientations de travail axées sur l’organisation
du bureau en groupes thématiques et les partages/échanges
d’expérience avec les partenaires.
Tout en remerciant les participants
(Membres du GT «Lutte contre la pauvreté»,
l’équipe du CSLP, cadres statisticiens des ministères
de l’Education Nationale, de la Santé, de l’Hydraulique..)
d’avoir bien voulu répondre à notre invitation,
il a précisé que cette journée n’est que
la première contribuant au processus de mise en place de l’Observatoire
de la pauvreté en RCA. En réponse au mot de bienvenue,
M. Léon Bango, Secrétaire Général du Ministère
du Plan, et Président de séance a remercié le
PNUD pour cette initiative très intéressante et profitable
pour les cadres techniciens des départements ministériels
qui auront l’opportunité d’échanger des
expériences avec leurs partenaires et de pouvoir trouver un
consensus quant à la mise en place d’un observatoire
de la pauvreté en RCA qui constitue un des objectifs du CSLP
pour 2004. Selon lui, les structures existantes favorables à
ce projet sont :
·
Le comité de pilotage du CSLP
· Le comité interministériel
du CTP/PAS ;
· L’Observatoire National
de pauvreté (ONP) en gestation depuis 1999.
III/ Discussions
et recommandations
A la suite de ces mots introductifs,
les présentations prévues à l’ordre du
jour se sont déroulées comme suit :
ð
Les caractéristiques de base d’un observatoire par Gilbert
Aho ;
ð
Le suivi-évaluation de la pauvreté par Gervais Dougounpou
;
ð
L’observatoire de la pauvreté, multiplicité des
concepts,
enseignements de quelques pays par Gilbert AHO ;
ð
Proposition de la mission Française par Jean-Louis Pouniguinza
;
ð
Proposition du PNLCP par Moise Zami.
3.1 Présentations sur les caractéristiques de base d’un
observatoire par Gilbert AHO
La première présentation
de M. Aho sur les caractéristiques de base d’un observatoire
était axée sur deux questions clés à savoir
:
a) qu’est-ce qu’un
observatoire ?
b) comment organiser un
observatoire de manière officielle ?
La réponse à
ces deux questions a été donnée à travers
3 éléments clés à savoir :
- un observatoire
devrait être une unité légère ;
- la nature et
les missions d’un observatoire varient d’un pays à
un autre
et dépendent
du contexte du pays.
Les missions d’un
observatoire sont :
- assurer la coordination
des producteurs de données ;
- faire la synthèse
de l’information.
En l’absence de structures
nationales opérationnelles, l’observatoire peut assurer
la collecte des données.
3.2 ./Le suivi
–évaluation par Gervais Dougounpou.
La deuxième présentation faite par Gervais Dougoupou,
Expert statisticien au CSLP sur le suivi-évaluation de la pauvreté
a retracé de manière brève l’historique
et le contexte du CSLP. En réponse aux différents problèmes,
l’élaboration d’un document cadre stratégique
de lutte contre la pauvreté pour définir les orientations
stratégiques en matière de croissance et réduction
de la pauvreté qui a été initié et en
cours de réalisation.
Un rappel a été fait des six principes d’élaboration
et de mise en œuvre du CSLP à savoir :
-
La participation et l’appropriation qui implique le
secteur privé et la société
civile à toutes les étapes opérationnelles pour
une meilleure
internalisation ;
-
La recherche des points qui doivent être susceptibles
de bénéficier aux
pauvres ;
-
La complétude qui est basée sur une stratégie
reconnaissant la nature
multidimensionnelle de la pauvreté ;
-
L’opérationnalité ;
-
Le partenariat avec des stratégies orientées vers la
recherche
de réseau
avec les acteurs de l’aide au développement ;
-
La durée basée sur des stratégies de perspectives
à long terme.
Les principes énumérés ont dessiné le
contenu du document CSLP en procédant à la procédure
suivante :
·
l’élaboration d’un diagnostic de la pauvreté
;
· le choix des objectifs et cibles
;
· la formulation de stratégies
et actions opérationnelles à partir de
l’état des
lieux ;
· la mise en place d’un
système de suivi-évaluation des politiques.
Concernant le dispositif
de suivi-évaluation, il a souligné que l’ensemble
des activités de suivi évaluation font partie intégrante
du processus du CSLP et avant de suivre et évaluer un phénomène,
il faut d`abord comprendre ce phénomène et en maîtriser
les contours. Ainsi, dans le concept de suivi évaluation, il
existe deux sous concepts a savoir, celui de suivi évaluation
en général et celui de pauvreté en particulier
qui se traduit par un état de manque ou de privation, un état
de non satisfaction d’un besoin ou d’un désir.
Trois approches de la pauvreté
ont été définies :
· L’approche
monétaire ;
· L’approche
par les conditions de vie des ménages ;
· L’approche
par les potentialités.
Pour Monsieur Dougounpou,
la pauvreté étant définie comme un état
de manque ou de privation, un état de non-satisfaction d’un
besoin ou d’un désir.
La pauvreté est mesurée à travers deux mécanismes
:
-identification effective
des pauvres
-agrégation
des situations individuelles en un indicateur synthétique.
Le système
de suivi-évaluation est utile dans la mesure ou il permet de
retracer l’évolution des différentes dimensions
ou forme de la pauvreté à travers des indicateurs et
est composée de la société civile, des communautés
de base et des partenaires au développement.
Pour ce qui concerne le système de suivi en RCA, il est composé
de :
* DSEES
: structure chargée de coordonner toutes les activités
de production
d’informations statistiques sur la RCA ;
* DSGE
: structure qui assure la gestion macro-économique
* DDSR
: en charge de la planification au niveau décentralisé
;
* DDP
: chargé du suivi des dépenses d’investissement
;
Des ministères sectoriels (santé, éducation,
affaires sociales, justice, mines, hydraulique, environnement, équipement
et transports).
3.2.1 Point clés sur le cadre de suivi
Concernant le cadre institutionnel
de suivi, il a estimé que ce mécanisme tiendra compte
de l`existence des structures qui oeuvrent dans les multiples domaines
de la pauvreté et s`appuiera sur ces structures afin d`éviter
les doubles emplois et les conflits d`intérêts inutiles
et compte tenu de la rareté des ressources, cette démarche
sera beaucoup plus appréciée.
En conclusion à sa
présentation, M Doungoupou a évoqué les contraintes
majeures qui empêchent le bon fonctionnement du dispositif et
de son financement et le constat de l’absence de suivi-évaluation
de programmes.
Les discussions qui ont suivi cette présentation ont tournée
autour de l`ancrage institutionnel de l’observatoire sur la
pauvreté.
Sur ce point, le président de séance, M Bango, tout
en étant conscient des difficultés rencontrées
dans le système de suivi de la pauvreté en RCA, a insisté
sur le fait qu`on doit tenir compte de l`existence de certaines structures
qui fonctionnent déjà bien et de créer des passerelles
entre ces structures pour une meilleure coordination du système
de suivi de la pauvreté en RCA.
M Jean Louis POUNIGUINZA a suggéré de voir clair sur
comment fonctionnent les structures du pays et définir à
partir de là comment ces structures devraient fonctionner pour
mieux répondre aux préoccupations du CSLP.
3.3 L’Observatoire de la pauvreté
: Multiplicité de concepts, enseignements de quelques pays
par Gilbert AHO.
L’observatoire
est une unité d’impulsion et de surveillance. Son efficacité
dépend de celle des différentes fonctions du système
de suivi-évaluation et suit une logique en plusieurs étapes
:
-L’observation
et le recueil des données ;
-La définition et le calcul des
indicateurs ;
-L’analyse descriptive, explicative
et d’impact ;
-Les propositions et recommandations
à partir des analyses ;
-Les décisions d’affectation
budgétaire.
En
conclusion, M. Aho soutient que chaque institution dispose de tâches
précises à réaliser et la coordination est nécessaire
à chaque étape de travail et des fonctions la concernant.
Deux fonctions manquent :
· un point focal ;
· une dynamique interactive.
L’observatoire est un élément du système
de suivi-évaluation. Il doit développer des outils performants
et adaptables aux besoins du pays..
Les discussions et questions ont porté sur trois points :
·
la fiabilité des données ;
· le rôle de
l’observatoire qui ne collecte pas des données mais s’appuie
sur d’autres structures ;
· les difficultés
prévisibles pour la mise en place de l’observatoire sur
la base des exemples d’autres pays et ce sur les plans de :
· l’ancrage institutionnel
;
· financement ;
· fonctionnement (aspect
opérationnel)
3.4 Proposition du PNLCP de 1999 par Moïse ZAMI :
M. Zami expert sociologue
au CSLP a présenté le projet sur la création
d’un observatoire national de la pauvreté et du développement
humain durable fait en 1999. Il a abordé les aspects du projet
à savoir :
·
La mission de l’observatoire ;
· La structuration
;
·
Le programme de travail ;
·
Les produits ;
·
Le cadre institutionnel.
Monsieur Zami a souligné
que la mission principale de l`Observatoire National était
de fournir au comite national de suivi du PNLCP des éclairages
sur l`orientation et l`exécution des activités du Ministère
du plan et de la coopération. En tant qu’outil de surveillance
et d`aide, il devrait en même temps fournir des indicateurs
permettant aux décideurs d`évaluer la pauvreté,
de calculer les indicateurs d`alerte, d`étudier le profil de
la pauvreté, de collecter, d`analyser et diffuser les informations
sur les besoins et les ressources nécessaires à la réduction
de la pauvreté.
L`Observatoire devrait
comprendre une équipe multidisciplinaire de cadres locaux et
d`assistants techniques et composé des cellules suivantes :
-
Eau et assainissement ;
- Education,
formation et alphabétisation ;
- Emploi et
secteur informel ;
- Conditions
de vie en milieu urbain ;
- Environnement
;
- Genre et développement
;
- Insertion
et réinsertion sociale ;
- Agriculture
et communication de masse.
3.5 Brainstorming sur le dispositif et recommandations.
Le
brainstorming sur le dispositif a porté sur la structure à
mettre en place en RCA compte tenu de :
·
la modicité des moyens ;
·
l’absence de partenaires ;
·
l’ancrage institutionnel ;
·
la rareté des ressources humaines .
Les principales questions
que se sont posées les participants sont :
Existe-t-il
déjà un embryon d’observatoire qui est logé
au Ministère du plan ?
quel serait
le contenu de l’observatoire ?
quelle
serait sa domiciliation ?
qu’en
est-il de la pérennisation de l’observatoire ?
faut-il
distinguer les fonctions d’un système de suivi-évaluation
et les fonctions de l’observatoire ?
clarifier
le système de suivi-évaluation de la pauvreté
et le suivi des OMD ?
le secrétariat
du CSLP peut-il constituer un embryon de cette structure de suivi
?
quels
sont les performances du système actuel de suivi-évaluation
?
y a-t-il
antinomie entre OMD et CSLP. La précision
a été faite par le Président qu’il y a
une conformité de point de vue entre le PNUD et la parie nationale
qu’il n’existe pas d’antinomie entre ODM et CSLP.
De l’analyse de ce
qui suit, les participants, ont fait des propositions pour la création
d’un observatoire sur la pauvreté et des observatoires
thématiques en Centrafrique. Il s’agit de :
§
La création d’un observatoire thématique sur les
différentes crises qu’a connues le pays. Cette réflexion
sera nourrie par la tenue d’un atelier « Alerte précoce
» en octobre 2003.
§ Réserver une place de choix au suivi des populations
rurales dans le modèle de création de l’observatoire
de la pauvreté ;
§ Mise en place
d’un réseau d’échange et de partage de connaissances
entre les producteurs et utilisateurs d’information ;
§ Définir
l’ancrage institutionnel et la mission de l’observatoire
en tenant compte de la situation politique et sociale du pays ;
§ Définir la composition de l’observatoire
à partir du modèle de l’ONP ;
§ Elaborer une note pratique à la fin
de cette année sur les performances du système de suivi/évaluation
avant le lancement de l’observatoire. L’intérêt
de cette note est d’évaluer les capacités des
ministères à fournir annuellement les statistiques et
de tester les différents outils existants (indicateurs …)
§
Clarifier avec le Gouvernement le suivi des OMD/pauvreté et
de rationaliser le suivi du CSLP/OMD ;
§ La transparence est nécessaire à
la réalisation des activités programmées ainsi
qu’à leur suivi ;
§ -tester les 20 indicateurs retenus avant le
lancement de l’observatoire de la pauvreté ;
§ porter une attention
sur la proposition de création d’un observatoire basé
sur les cinq fonctions du système de suivi-évaluation
;
§ Organiser des
séances formelles de la vision -d`allocation des ressources
financières qui constituent la cinquième fonction de
l`observatoire ;
§ faire la promotion des projets d`observatoire
thématique ;
§ régler les problèmes de coordination
et des cadres institutionnels pour une meilleure utilisation des différentes
structures et éviter les duplications et chevauchements ;
§ -poursuivre les
réflexions dans le cadre d’une autre journée élargie
à d’autres partenaires pour discuter et valider les propositions
en vue de la recherche de financement pour l’observatoire ;
La séance a été
levée a 16 heures 20 minutes a la suite d`un mot de clôture
du Président.
IV. Annexes
· Termes de référence de la journée ;
· Liste des participants ;
· Note d’invitation ;
· Documents de base.
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