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| Mission OCHA en
République Centrafricaine
Une
mission humanitaire en République Centrafricaine
En décembre 2003, le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, publiait un rapport dans lequel il tirait la sonnette d’alarme sur l’instabilité de la République Centrafricaine qui pourrait avoir des conséquences humanitaires graves sur la population et l’ensemble de la sous-région. Le 22 février 2004, la RCA accueillait une mission du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), conduite par le Conseiller Spécial Humanitaire pour la RCA, M. Ramiro Lopes da Silva, afin de mettre à jour les données disponibles sur la situation humanitaire du pays. Accompagné de MM Marcel Mikala, OCHA Genève, et Alain Handy, OCHA New York, le Conseiller Spécial quittera la Centrafrique le 10 mars, après avoir rencontré les autorités, les partenaires au développement, les ONG et le système des Nations Unies. Deux missions à l’intérieur du pays auront permis à l’équipe de mieux apprécier les réalités vécues par les populations et de découvrir la Centrafrique profonde. Au cours de la 1ère Session du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, du 25 au 27 mars 2004, le PNUD a présenté des images de cette Centrafrique profonde qui représente 78,84 % de la population, mais qui est trop souvent délaissée au profit de la capitale qui ne compte que 782.774 habitants sur 3,7 millions. A l’issue de son séjour en Centrafrique, le Conseiller Spécial s’est entretenu avec les pays donateurs et a mis l’accent sur l’urgence de la situation, expliquant lors d’un point de presse à Genève que "c'est la dernière opportunité d'agir avant qu'on ait vraiment l'anarchie et une catastrophe humanitaire. Autrement, la communauté internationale sera forcée d'intervenir plus tard, pour un coût beaucoup plus élevé". Ce texte, appuyé par des images prises sur le terrain, présente les difficultés quotidiennes vécues par les populations à l’intérieur du pays. Ces populations, acculées par des problèmes d’ordre sanitaire, alimentaire, social et sécuritaire, survivent plus qu’elles ne vivent. |
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