République Centrafricaine

Thomas Bodo, atelier d’information sur les OMD avec les enseignants du secondaire
OMD


L’apport de l’Armée et de l’Eglise dans la réduction de l’extrême pauvreté


Thomas Bodo, atelier d’information sur les OMD avec les enseignants du secondaire Au commencement, dieu créa un homme prospère disposant de tout. L’homme, par l’exercice malencontreux de son intelligence et de son « libre arbitre » a créé la pauvreté, concept élargi qu’on ne peut définir de manière à satisfaire tout le monde.

Nous considérerons la pauvreté comme étant l’incapacité d’un individu à exprimer toutes ses potentialités et à satisfaire ses besoins primaires.

De nombreuses populations du monde souffrent de la pauvreté. La République Centrafricaine, pays « riche » en ressources naturelles, est paradoxalement classée 169ème sur un total de 177 pays en 2004 par les Nations Unies, selon l’indicateur de développement humain. La RCA est donc un pays pauvre où 68,3 % des populations urbaines disposent de moins d’1 dollar américain par mois contre 72,9 % pour les populations rurales.

Des enquêtes sont menées auprès des ménages, des données sont compilées par les experts, les diverses causes de la pauvreté sont répertoriées et des stratégies de réduction de ce fléau certes élaborées. N’empêche qu notre avis soit sujet d’attention.

Pour réduire l’extrême pauvreté en Centrafrique d’ici l’an 2015, il est judicieux d’impliquer deux structures jugées cohérentes, disciplinées, présentes et disponibles en tout point du pays : L’Armée nationale et l’Eglise, question de rendement et d’application des plans élaborés.

Le corps du Génie militaire qui disposerait d’une logistique adéquate et qui s’investirait dans les grands travaux tels que la réhabilitation des infrastructures routières, permettrait très rapidement l’accès au monde rural et sans nul doute des marchés se créeraient, engendrant un accroissement réel de revenus des populations concernées.

La construction des habitats et des bâtiments scolaires par l’Armée contribuerait à améliorer les conditions de vie des populations. Une Armée capable de générer des recettes permettrait à l’Etat de définir une ligne budgétaire à la création des entreprises dans les centres urbains. Ce qui réduirait le chômage. Les experts diront davantage.

La pauvreté étant un problème humain en Centrafrique, la revalorisation du capital humain devrait revenir à l’Eglise, cette ONG sacerdotale qui, par le passé, prêchait « l’Amour de la pauvreté » pour réparer son préjudice.

L’Eglise, présente et disponible en tout point du pays, pourrait gérer les micro finances auprès des populations rurales, s’occuper des infrastructures sanitaires. Elle saura conscientiser le pauvre et l’associer au besoin aux divers programmes de développement, prêcher la prospérité.

Associer l’Eglise dans la formation, l’instruction et l’éducation de la population, c’est jeter les bases solides pour un Centrafrique uni et prospère de demain.

Il nous manque la rhétorique, mais nous demeurons convaincu que les spécialistes sauront orienter nos motivations aux côtés de la bonne gouvernance pour aider la RCA à réduire d’ici 2015 l’extrême pauvreté qui ronge ses populations en dépit de cette déclaration pessimiste du Christ : « Vous avez toujours les pauvres avec vous… » (Jean 12 : 8)



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Coordonnateur des Pratiques: gilbert.aho@undp.org

Facilitateur de la Pratique :youssoufa.silla@undp.org

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Dernière date de mise à jour 31 juillet 2006
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