| Evaluation des indicateurs en RCA |
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| Objectif 1 : Eradiquer l’extrême pauvreté et la faim |
| Cible 1 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
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Dix ans de crises socio-économiques et politico-militaires ont réduit le potentiel économique du pays et contribué à l’aggravation de la pauvreté. L’enquête ECVR/ECVU (Enquête sur les conditions de vie des ménages en milieu urbain et rural) réalisée en 2003, a confirmé cette tendance. Elle souligne qu’environ 71,3 % des Centrafricains (le Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2003 –RGPH– a dénombré 3.895.139 habitants) vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 63%, il y a dix ans (Enquête prioritaire ECAM 92/93). Elle indique surtout que plus de 46,3 % de la population vit dans une extrême pauvreté.Le très faible niveau de croissance |
actuel de l’économie doublé des difficultés de trésorerie dont fait face l’Etat centrafricain ne permet pas d’envisager une amélioration au cours des prochaines années |
Cible 2 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim |
Dans une enquête sur la vulnérabilité réalisée par le PAM en 2004, on note que les apports nutritifs en Centrafrique sont insuffisants pour couvrir les besoins en énergie et protéines. L’enquête révèle un déficit de 7 % des besoins en énergie et 18 % des besoins en protéines. 15 % des femmes sont émaciées et ont un indice de masse corporelle de moins de 18,5kg/m², tandis que 8 % des enfants de moins de 5 ans sont maigres et 28 % des enfants de cette même tranche d’âge présentent un retard modéré ou sévère de croissance. Ceci constitue une prévalence de croissance jugée moyenne ; cependant, un enfant de moins de cinq ans sur cinq présente une insuffisance pondérale. |
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Les turbulences politico-militaires que le pays a traversées ces dernières années ont contribué à réduire les réserves alimentaires des populations. En 2003, 69,1 % des citadins n’arrivaient pas à couvrir leurs besoins minimums alors qu’ils n’étaient que 50 % dix ans plus tôt. A Bangui, ce sont environ 52,9 % des Centrafricains qui ne parviennent pas à satisfaire une alimentation minimale. La désorganisation de la filière agricole ainsi que l’insécurité persistante dans les zones de production ne permettent pas d’envisager une amélioration de la situation de si tôt. |
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| Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous |
| Cible 3 : D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’étude primaire |
De 1990 à 1996, le taux net de scolarisation dans le primaire a augmenté de 46 % à 62,7 %. Cependant, il est tombé jusqu’à 40 % en 2003. Sur 100 élèves inscrits au Cours d’Initiation (CI), 49 seulement parviennent au terme du cycle primaire. A ce rythme, 57 % seulement des élèves inscrits au CI achèveront le cycle en 2015 au lieu des 100 % prévus par les OMD. |
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Cette situation s’explique par la dégradation du système scolaire après les multiples crises qu’a connues le pays et qui ont entraîné plusieurs effets : baisse du pouvoir d’achat de la population, conditions de travail rendues difficiles par l’accumulation |
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des arriérés de salaires, fermeture de certaines écoles faute d’enseignants, démotivation du personnel enseignant, etc.Les nombreux mouvements sociaux qui paralysent le secteur éducatif et l’insécurité grandissante dans les campagnes qui font fuir les enseignants ne sont pas de nature à permettre à la RCA d’atteindre d’ici l’horizon 2015 le pari de l’éducation pour tous. |
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| Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes |
| Cible 4 : Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaires et secondaires d’ici à 2005 si possible et à tous les niveaux de l’enseignement d’ici à 2015 au plus tard |
Les femmes représentent 50,2 % de la population totale et les hommes, 49,8 %. Les inégalités entre les sexes persistent et les pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme n’ont pas été éradiquées : 35,9 % des femmes sont excisées, 45,4 % sont victimes de violences corporelles, 40,6 % des veuves ont été dépossédées de biens d’héritage de leur défunt mari et 56 % des veuves ou divorcées ont perdu la garde de leurs enfants en bas âge.
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Sur le marché de l’emploi, les inégalités sont également perceptibles : 3 % des femmes sont salariées dans le secteur non agricole, contre 12 % des hommes ; seulement 5 % des femmes occupent le poste de Chef d’entreprise. |
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Cependant, la RCA a souscrit à plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux, qui contribuent à améliorer la situation des femmes. Il s’agit notamment de : |
La Constitution de décembre 2004 (Articles 1-17) garantissant, aussi bien à l’homme qu’à la femme, des droits légaux dans tous les domaines ; |
Le Code de la famille de novembre 1997, qui a permis de réviser de nombreuses dispositions et pratiques traditionnelles défavorables à la femme et à la petite fille dont l’âge au mariage est fixé à 18 ans minimum ; |
La Politique Nationale de Promotion de la Femme de 1989, qui a mis l’accent sur -promotion du statut de la femme et sur la valorisation de ses aptitudes, en vue de sa participation au processus de développement du pays ; |
| http://www.cf.undp.org |
La Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) ratifiée en 2001 ; |
La Déclaration du Millénaire pour le Développement en 2000 ; |
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La Déclaration de l’Union Africaine sur l’Egalité entre les hommes et les femmes. |
Mais ces textes à eux seuls ne suffisent pas à inverser la tendance. Des actions concrètes devront être prises pour accroître le niveau d’alphabétisation des femmes (32 %), le niveau de scolarisation des filles et la participation des femmes au développement du pays. D’après les résultats du RGPH 2003, on note une nette amélioration du taux de scolarisation des filles. Ce qui réduit sensiblement l’écart entre les filles et les garçons. Si cette tendance se poursuit, la RCA peut approcher le pari d’atteindre la parité dans l’enseignement de base. |
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| Objectif 4 : Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans |
Cible 5 : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans |
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La RCA demeure l’un des pays où le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est le plus élevé. Le taux de mortalité infantile est passé de 97 ‰ en 1995 à 132 ‰ en 2003. Le taux de mortalité infanto juvénile n’a cessé d’augmenter : Il est passé de 157 ‰ en 1995 à 194 ‰ en 2000, puis à 220 ‰ en 2003. La couverture vaccinale contre la rougeole |
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est passée de 91,5 % en 1995 à 29 % en 2001, puis a augmenté à 37 % en 2002. Selon les statistiques du Programme Elargi de Vaccination, la couverture vaccinale s’est améliorée de façon générale en 2004 : |
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elle est passée à 60,62 % pour la rougeole, 43,21 % pour le DTC3, 50,48 % pour la fièvre jaune, 42,42 % pour la poliomyélite et 69 % pour le BCG. Cependant, 30 cas de poliovirus sauvage ont été confirmés en 2004, alors qu’aucun cas n’avait été notifié depuis 2000.Un vaste programme pour donner accès aux enfants aux soins préventifs et arriver à une couverture nationale est en cours d’exécution et devrait permettre, à terme, d’atteindre cet objectif. |
| Objectif 5: Améliorer la santé maternelle |
| Cible 6 : Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle |
De 683 pour 100.000 naissances vivantes en 1988, le taux de mortalité maternelle a grimpé à 948 en 1995 avant d’atteindre le taux record de 1.355 pour 100.000 naissances vivantes en 2003, un des taux les plus élevés au monde. . |
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| L’assistance du personnel de santé aux femmes enceintes est passée de 67 % en 1995 à 62 % en 2000, pour tomber à 44 % en 2003. Parmi les causes qui expliquent ces chiffres, on note : |

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.L’accouchement à domicile dont le taux est passé de 49,4 % en 1994-1995 à 52,2 % en 2000 ; |
| .La fécondité précoce, nombreuse et tardive ; |
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. La nuptialité précoce en particulier chez les filles même si la tendance est à l’amélioration ; |
. Une faible prévalence contraceptive qui cause des grossesses non désirées et des avortements clandestins et dans de mauvaises conditions, en particulier chez les adolescentes ; |
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.La forte concentration du personnel compétent dans la capitale Bangui qui ne représente que 16 % de la population totale. |
Le taux de mortalité maternelle pourrait grimper à 1.865 pour 100.000 naissances vivantes en 2015, si rien n’est fait pour stabiliser et inverser la tendance actuelle. |
| Objectif 6 : Combattre le VIH/SIDA, le Paludisme et d’autres maladies |
| Cible 7 : D’ici à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/SIDA et commencé à inverser la tendance actuelle |
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Depuis la découverte des premiers cas de SIDA en 1984, la prévalence n’a cessé de s’accroître en RCA, passant progressivement de 2,6 % en 1985, à 4,6 % en 1986 et à 7,6 % en 1987, pour atteindre 15 % en 2002. Le pays occupe aujourd’hui le 9ème rang mondial des 24 pays les plus touchés et le premier rang des pays de la sous région de l’Afrique Centrale. Les femmes sont généralement plus infectées et le sont plus tôt que les hommes. |
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Le nombre de préservatifs distribués est passé de 7.230 en 2004 à 4.000.000 en 2005. Malheureusement, ils sont distribués uniquement en milieu urbain. Le SIDA constitue aujourd’hui un problème majeur de santé publique et surtout un grave problème de développement humain en RCA. La tendance actuelle de l’épidémie qui se manifeste par une mutation vers les zones rurales ne permet pas d’espérer l’atteinte de cet objectif d’ici à 2015.
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| Cible 8 : D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies, et avoir commencé à inverser la tendance actuelle |
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Avec une prévalence de 26 % en 1996 et 37,66 % en 2000, dont 32 % chez les enfants de 0 à 5 ans, le Paludisme constitue la principale cause de morbidité et de mortalité des enfants de cette tranche d’âge. Il représente 40 % des causes de consultation et d’hospitalisation dans les formations sanitaires. D’après le rapport 2005 de l’OMS, en 1990 le taux d’incidence de la Tuberculose toutes formes confondues était de 113 pour 100.000 habitants et des nouveaux cas à microscopie positive était de 47 pour 100.000 habitants |
En 2003, ces taux sont passés respectivement à 325 et 135 pour 100.000 habitants. Le taux de guérison est de 65,26 %, le taux d’échec de 0,77 % et les perdus de vue représentent 26,5 % des malades dépistés. |
| L’objectif de 2015 ne sera atteint que si les moyens de lutte prévus sont mobilisés à temps |
| Objectif 7 : Assurer un environnement durable |
Cible 9 : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales |
| Pour la période de 2000 à 2004, la production de grume est passée de 806.000 m3 à 513.000 m3 et l’exportation de 316.000 m3 à 256.000 m3. L’évolution du secteur est en régression constante depuis 1997. |
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85 % de la consommation énergétique des ménages vient des combustibles traditionnels. Cette situation représente une menace pour l’écosystème national et les zones non protégées, et accélère le taux de déforestation. Environ 13 % des forêts sont protégées, mais la tendance est à la réduction rapide des superficies des forêts. La RCA s’est fixée pour objectif de passer à 15 % de forêts protégées pour atteindre cet objectif en 2015. |
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| Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement |
| Cible 14 : Répondre aux besoins particuliers des petits Etats insulaires en développement |
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Aide Publique au Développement
Le gouvernement de transition, issu du changement politique de mars 2003, a collaboré étroitement avec ses partenaires régionaux et internationaux, qui lui ont apporté un appui technique et financier important. Sur la période 2003, le pays a reçu 23 milliards de FCFA, de la part de la CEMAC, du FMI, de la Chine et de la France. En 2004, ce chiffre est passé à 46 milliards de FCFA. |
| Cible 15 : Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement, par des mesures d’ordre national et international propres à rendre leur endettement viable à long terme |
| Dette |
| Cependant, en 2004 le stock de la dette était estimé à 605 milliards FCFA, dont 589 milliards de dette extérieure et 16 milliards de dette intérieure. |
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Le service de la dette représentait 26,8 % des exportations de biens et services |
et a consommé 39 % des recettes budgétaires.Dans le cadre de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la RCA a déjà produit son Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) intérimaire. Le DSRP sera finalisé en 2006 pour augmenter les opportunités de financement de la part des partenaires. Par ailleurs, le pays vient de signer son second programme post conflit avec le FMI. La RCA espère obtenir un programme classique avec le Fonds d’ici le premier trimestre 2006 lui permettant ainsi d’intégrer le processus de l’initiative PPTE.
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| Cible 16 : En coopération avec les pays en développement, formuler et appliquer des stratégies qui permettent aux jeunes de trouver un travail décent et utile |
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| Cible 17 : En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement |
| Accès aux médicaments de base |
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Le gouvernement centrafricain, avec l’appui du Fonds Mondial pour la Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, a permis une prise en charge et un accès des populations démunies aux médicaments essentiels contre les maladies résurgentes (Tuberculose, Paludisme) et le Sida. Environ 1.096 personnes, dont près de 60 % de femmes, sont prises en charge dans le cadre du Programme National de Prise en Charge Globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA en RCA, exécuté par le PNUD. Le coût subventionné du produit est de 2.000 FCFA par personne contre 16.000 FCFA de coût minimum sur le marché. |
| Télécommunications |
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On assiste depuis 2003 à une véritable explosion de l’utilisation de la téléphonie cellulaire. Le nombre des abonnés au téléphone (fixe et cellulaire) est passé d’environ 30.000 en 1996 à 100.000 en 2004. |
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| Perspectives pour 2015 |
| Avec les tendances actuelles de l’aide publique au développement, il serait illusoire de penser que le pays puisse atteindre les OMD d’ici à 2015. |
Le principal défi est de renouer avec la communauté internationale en réussissant un programme classique avec le FMI. |
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| Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté devra mettre en place une véritable politique de partenariat en vue de rendre plus efficiente l’aide au développement afin de financer les programmes de développement.
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| Contact :Coordonnateur des Pratiques: gilbert.aho@undp.org Chargée de communication: marlene.nzengou@undp.org Webmaster: ousmane.abakar@undp.org |