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Programme Fonds Mondial de lutte contre le SIDA
PRESENTATION
DU PROGRAMME DU FONDS MONDIAL L’infection à VIH/SIDA constitue un problème majeur de santé publique et de développement en République Centrafricaine (RCA). En effet, avec une séroprévalence de 15 %, la RCA est au dixième rang mondial des pays les plus touchés par le SIDA. Le taux d’hospitalisation à cause de l’infection à VIH/SIDA dans certains services de médecine atteint 70%. La RCA compte environ 240.000 personnes vivant avec le VIH/SIDA, pour une population estimée à 3.700.000 habitants. Dans le but de renforcer la prise en charge globale des personnes vivant
avec le VIH/SIDA et d’améliorer la vie des personnes infectées
par la tuberculose et le Paludisme, la RCA a soumis au Fonds Mondial
de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme trois dossiers
de financement en 2002. Le Conseil National de Coordination du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (CCFM/STP) a été mis en place au niveau de la Primature en mars 2003. Ce Conseil est l’organe central de mobilisation et de gestion des ressources destinées à lutter contre ces trois maladies. Son secrétariat est assuré par le Coordination du Comité National de Lutte Contre le SIDA (CNLS). Le Conseil National de Coordination du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le paludisme (CCFM/STP) a identifié le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) comme Agence d’exécution de cette subvention. C’est ainsi qu’un document d’Accord a été signé entre le PNUD et le Fonds Mondial, contresigné par le Gouvernement et le RECAPEV (Réseau des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA) en Août 2003 pour les deux (2) premières années du programme. Pour garantir la transparence dans la mise en oeuvre du programme, un Comité de Recrutement et des Marchés a été mis en place. Ce Comité est composé des représentants du Gouvernement, des Agences du Système des Nations Unies et de certains partenaires bilatéraux notamment la France. Ce Comité participe aux prises de décisions du Programme Le Programme est rentré dans sa première année d’exécution depuis le 1er novembre 2003 avec la mise en place de l’équipe de gestion du Programme. Le programme financé par le Fonds Mondial poursuit cinq objectifs: 1- Créer au moins un (01) centre de dépistage volontaire
dans chaque district sanitaire ; La réalisation de ces objectifs devrait permettre une réduction de 20% de taux de morbidité et de mortalité dû au VIH/SIDA dans les seize (16) districts sanitaires du pays et dans la ville de Bangui. Durant la première année, le programme intervient dans six (6) préfectures et à Bangui. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme, au courant du premier trimestre, une série d’activités ont déjà été réalisées : - Réalisation du 07 au 21 décembre 2003, d’une
mission de validation des sites d’implantation des centres de
dépistage volontaire et des ONG/OAC partenaires dans les huit
(08) zones d’intervention du Programme pour la première
année : Bossangoa, Bouar, Bria, Bambari, Bangassou, Mobaye et
Bangui (Croix Rouge Centrafricaine, Ouango-Bangui). Cette importante
mission a été conduite par le Coordonnateur du Système
des Nations Unies en RCA et le Coordonnateur du CNLS ; Le Programme a également entrepris une concertation et une collaboration étroite avec le Projet CAF/01/002 « Appui au Programme de lutte contre le SIDA » actuellement en cours sur financement du PNUD à partir de ses ressources propres. Cette concertation qui commence avec le PNUD, devra s’étendre à toutes les structures qui interviennent dans la lutte contre le SIDA à travers le pays. Cette démarche répond également à une préoccupation du Fonds Mondial qui souhaite que le Programme bénéficie de toutes les synergies possibles afin de maximiser les résultats. Les activités du Programme, durant le second trimestre, vont se focaliser sur la construction des centres de dépistage, sur la formation du personnel de ces centres, des formations sanitaires et des maternités environnantes, et sur la formation des différents partenaires devant être associés aux activités du Programme. Les commandes relatives aux médicaments et aux équipements vont également être passées auprès des fournisseurs. Ce programme a soulevé un grand espoir au sein de la population
centrafricaine. En effet les personnes vivant avec le VIH/SIDA savent
qu’elles peuvent bénéficier dorénavant de
soins appropriés. Cela devrait inciter un plus grand nombre de
personnes à fréquenter les centres afin de connaître
leur statut sérologique. |
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