
Ex-combattants, toutes factions confondues, répondant à
l’appel
Ex-combattants devant la Mairie du 3ème Arrondissement
Ex-combattants appelés et attendant leur tour pour la vérification
Enregistrement et vérification
Brigitte à droite, avec une ex-combattante qu’elle vient
de reconnaître
Charlequint présentant sa carte
Carte de bénéficiaire de Charlequint

Charlequin s’entretenant avec un des responsables de la CNDDR
à gauche, M. Tchakpa Mbrede
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A
la une
Désarmement et démobilisation : Environ 2.000 ex-combattants
nouvellement identifiés à Bangui
Le Projet de Réinsertion des ex-combattants et d’Appui
aux Communautés (PRAC), exécuté par le PNUD depuis
2004, prévoit de désarmer et réinsérer
une population d’environ 7.565 ex-combattants. Au 14 juin 2006,
5.480 avaient été démobilisés mais il
restait encore à identifier les 2.085 restants. C’est
ainsi qu’une nouvelle phase d’identification des ex-combattants
a été organisée à Bangui et les environs
(Bimbo et Bégoua), du 6 au 27 juin 2006.
A l’issue de cette étape, environ 2.000 ex-combattants
ont été identifiés par la Commission Nationale
de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion
(CNDDR), toutes factions confondues (Sarawi, Karako, Balawa, USP,
SCPS, Mutins, Libérateurs, Patriotes). Les listes ainsi établies
doivent encore être contrôlées et validées
afin de permettre la prise en compte de ces ex-combattants par le
PRAC.
L’objectif de ces opérations d’identification est
d’obtenir une liste complète et validée des ex-combattants,
afin de procéder à la démobilisation de la dernières
vague.
La CNDDR, les Commissions Préfectorales ainsi que les Commissions
d’Arrondissements pour le Désarmement, la Démobilisation
et Réinsertion (CPDDR et CADDR), sont fortement impliquées
dans cette opération. Ce sont ces 3 entités qui convoquent
les ex-combattants qui n’ont pas encore été démobilisés,
afin de pouvoir les identifier, faction par faction. La CNDDR assure
l’information et communication ainsi que la conduite de l’opération,
tandis que les CPDDR et CADDR sont impliquées dans la communication
de proximité et l’identification physique des ex-combattants.
Les leaders des ex-combattants peuvent être appelés à
témoigner, si nécessaire. En effet, il peut arriver
qu’un individu se présente devant les agents d’identification
sans pièces, mais qu’il soit reconnu par la CPDDR, la
CADDR ou même la population du quartier, comme étant
un ex-combattant d’une faction spécifique. De même,
il peut s’avérer qu’un ex-combattant leader, c’est-à-dire
élu comme tel par ses pairs et donc ayant le statut de représentant,
reconnaisse ou ne reconnaisse pas une personne qui viendrait se faire
enregistrer dans la faction à laquelle ce leader appartient.
Aujourd’hui, sur les 5.480 ex-combattants démobilisés,
1.767 sont entrés dans la vie active, soient 32,5 %, tandis
que 2.499 sont en cours de réinsertion, soient 45,6 %. Les
autres sont dans la phase de formation ou d’orientation pour
le choix de leur option de réinsertion.
Quelques-unes des personnes réinsérées, leaders
de leur faction d’origine, ont assisté aux opérations
d’identification des ex-combattants à Bangui, et ont
accepté de témoigner.
Brigitte, 35 ans, est une des femmes leader de la faction Sarawis.
Depuis avril, elle fait le commerce d’arachide. Après
avoir reçu une formation en gestion, elle a reçu de
l’argent du PRAC, en trois étapes. Cette assistance financière
lui a permis d’aller acheter l’arachide en gros, à
Betoko, à la frontière avec le Tchad, et de revendre
ses marchandises aux détaillants à Bangui. Brigitte
apprécie le projet et ne manque pas de préciser qu’aujourd’hui
elle gagne assez bien sa vie et peut se permettre d’appuyer
son mari et la scolarisation de ses 4 enfants.
Père de 4 enfants, Charlequint a également 35 ans et,
tout comme Brigitte, fait partie des leaders des anciens Sarawis.
Il a choisi de se réinsérer dans l’agriculture
et depuis le mois d’avril, il possède son propre champ
où il cultive du maïs, de l’arachide et du manioc.
Grâce au PRAC, il a obtenu un terrain de 2 hectares, des équipements
et outils de travail (pousse-pousse, pelles, râteaux, etc.),
ainsi que 36.000 FCFA pour l’achat de semis. Il compte vendre
les produits de sa récolte dans les marchés ou directement
aux commerçants. Interrogé sur la manière dont
il appréhende le PRAC, Charlequint répond : «
Ce projet est bien. Je demande ex-combattants de ne pas avoir peur.
Ce projet aide la jeunesse. Ce n’est pas une mauvaise chose.
»
Cette phase d’identification des ex-combattants de Bangui se
poursuit en province, suivant le même procédé.
Elle constitue la dernière étape du processus d’identification
des ex-combattants. Ceux-ci entreront ensuite dans le cycle de désarmement,
démobilisation et réinsertion, tandis que les communautés
qui les accueilleront bénéficieront d’un certain
nombre de réalisations communautaires. Par exemple, au 15 juin
2006, 69 projets communautaires avaient déjà été
exécutés ou étaient en cours d’exécution,
tels que la réhabilitation et équipement du lycée
et du centre de formation de Bozoum, l’aménagement de
pistes rurales à Bozoum, la construction de kiosques au marché
de Bossangoa, la réhabilitation d’une école et
de deux jardins d’enfants à Bangui et ses environs (PK10,
Bimbo, route de Mbaïki).
Le PRAC est mis en œuvre par le PNUD, avec un financement d’environ
12 millions de dollars US, dont 9.777.000 dollars US du MDRP (Programme
Multi-pays de Démobilisation et Réinsertion) et 2.250.000
dollars US du PNUD.
Contacts :
Fabrice Boussalem, Conseiller pour la Prévention
des Crises et le Relèvement: fabrice.boussalem@undp.org
Adama-Dian Barry, Chargée de l’Information
et de la gestion des Connaissances –Prévention des Crises
et Relèvement:
adama-dian.barry@undp.org
Webmaster : ousmane.abakar@undp.org
Dernière
date de mise à jour 06 juillet 2006
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