République Centrafricaine

4 questionnaires pour les ménages, hommes, femmes et enfants
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Nécessaire pour les prélèvements.

Sous Comités au travail
Micro lancettes pour les piqûres.

Photomètre Hemocue pour le test de l’Anémie
Papier filtre pour le test du VIH/SIDA.
Boîte de séchage contenant les papiers filtre..
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PAUVRETE

Enquête à indicateurs multiples (MICS)
3 mois d’enquête sur tout le territoire national


Depuis quelques semaines, les Centrafricains écoutent des messages sur les ondes leur demandant de participer à l’enquête MICS III, couplée au dépistage de l’anémie et du VIH/SIDA. Le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, à travers le Bureau Central du Recensement, exécute cette enquête avec l’appui de l’UNICEF, de l’UNFPA, de l’OMS, du PNUD et de l’Union Européenne, avec un budget de 383.043.067 FCFA (soient environ 706.101 USD).

Conduite à Bangui depuis le 16 juin, l’enquête MICS III permettra au pays de disposer de données récentes et fiables sur les conditions de vie des Centrafricains : Mortalité infantile ; mortalité infanto-juvénile ; mortalité maternelle ; santé de la reproduction ; santé de l’enfant ; connaissances, attitudes et pratiques en matière d’IST et VIH/SIDA ; prévalence du VIH/SIDA ; prévalence de l’Anémie ; accessibilité à l’eau potable ; accessibilité à une hygiène adéquate ; scolarisation des enfants ; alphabétisation des adultes ; protection des enfants ; et protection de la femme. Elle permettra aussi d’assurer le suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement dans le pays et d’améliorer les plans nationaux ou sectoriels de développement. En somme, l’enquête MICS constitue un outil de plaidoyer à destination de l’Etat centrafricain et de ses partenaires au développement, notamment dans le domaine du VIH/SIDA et de l’Anémie, pour l’année 2006. Elle donnera également l’occasion aux partenaires au développement de la RCA d’évaluer l’impact des programmes de coopération et des actions humanitaires menées dans le pays.

16 équipes se partagent le pays, afin de s’entretenir avec les populations cibles et faire les prélèvements pour le dépistage de l’anémie et du VIH/SIDA. Chaque équipe est composée d’un chef d’équipe, d’un contrôleur, de trois enquêteurs, de deux agents de santé et d’un chauffeur. Toutes les préfectures sont concernées, à l’exception de la Vakaga en raison de l’inaccessibilité provoquée par la saison des pluies.


La séance des questions-réponses dans chaque ménage se déroule à l’aide de 4 questionnaires spécifiques. Le 1er s’adresse aux ménages, le 2ème aux femmes de 15 à 49 ans, le 3ème aux hommes de 15 à 59 ans et le 4ème est destiné à recueillir des informations sur les enfants de moins de 5 ans. « Quelle est la principale source d’eau que boivent les membres de votre ménage ? Est-ce qu’un membre de votre famille possède une bicyclette, une charrette tirée par un animal, une voiture ou un camion ? Est-ce que votre ménage possède du bétail, des troupeaux ou animaux de ferme ? Dans votre ménage, avez-vous des moustiquaires ? » sont quelques-unes des questions posées par les enquêteurs aux chefs de ménage.

A l’issue du remplissage des questionnaires, les agents de santé procèdent au dépistage de l’Anémie et du VIH/SIDA dans les ménages concernés – enfants de moins de 5 ans, femmes de 15 à 49 ans et hommes de 15 à 59 ans pour l’Anémie ; femmes de 15 à 49 ans et hommes de 15 à 59 ans pour le VIH/SIDA.

Une gouttelette de sang est prélevée à partir du doigt du sujet et recueillie dans une micro cuvette. Cette dernière est directement déposée dans un Photomètre Hemocue pour le test. 15 secondes plus tard, l’agent peut lire le résultat qu’il communique automatiquement à la personne concernée, afin de pouvoir l’orienter en cas d’anémie.

Une partie du sang prélevée est déposée sur du papier filtre pour le dépistage du VIH/SIDA. Contrairement au test de l’Anémie, aucun résultat n’est disponible et aucun nom n’est indiqué, hormis la date de prélèvement. Chaque papier filtre est déposé sur des étagères dans des boîtesde séchage. 24 heures après, les boîtes de séchage sont placées dans des boîtes de stockage et transférées à l’Institut Pasteur pour les analyses. Ce n’est qu’après ces étapes que les résultats sont connus, mais sans l’identité des personnes prélevées pour respecter leur anonymat.
 
Dans le cas de l’Anémie, il s’agit de prévenir les personnes anémiées et de les orienter vers les centres de santé appropriés, tout en déterminant le taux de prévalence. Quant au VIH/SIDA, le test étant anonyme et confidentiel, l’objectif est plutôt de disposer du taux de séroprévalence national.

L’enquête MICS III devra prendre fin en août 2006. Le PNUD a fourni un appui financier, matériel et technique dans l’élaboration du protocole d’enquête, des questionnaires, de la convention avec l’Union Européenne, la lettre d’entente entre les partenaires et les actions d’information et communication. Le PNUD a également été mandaté pour gérer les fonds de l’Union Européenne.

Une enquête similaire avait été réalisée en 1996, puis en 2000. L’enquête MICS III permettra ainsi d’actualiser les données.

Documents utiles :

- Protocole de l’enquête
- Plaquette d’information

Contact :

Coordonnateur des Pratiques: gilbert.aho@undp.org

Facilitateur de la Pratique Lutte contre la Pauvreté: youssoufa.silla@undp.org

Webmaster : ousmane.abakar@undp.org


Dernière date de mise à jour 04 juillet 2006
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