République Centrafricaine

Rapport d'activités OMD 2004
La RCA sur le chemin des OMD

   

VERS LA REALISATION DES OBJECTIFS DU MILLENAIRE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

OBJECTIFS ET CIBLES

INDICATEURS OBJECTIF POUR 2015

PROGRES,  RECULS ET CHEMINS A PARCOURIR

 

OBJECTIF  1:  ERADIQUER L’EXTREME PAUVRETE ET LA FAIM
CIBLE   1        Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté Progrès ou reculs. . En 1993 l’incidence de la pauvreté en Centrafrique était estimée à 67% pour un seuil de 1 $ par jour PPA*. Pour cette même année les 20% les plus pauvres de la population ne consommaient que 2% des dépenses totales contre les 20% les plus riches qui absorbaient 65%. En l’absence de données fiables provenant des enquêtes sur la condition de vie des ménages en Centrafrique depuis plusieurs années, les données du PIB par tête seront utilisées pour apprécier la situation. Sur cette base il semblerait que l’incidence de la pauvreté pour l’année 2000 n’ait pas baissé par rapport à la valeur de 1993 puisque le PIB par tête a progressivement diminué de 349 $ en 1995 à 255 $ en 2000

 

Chemin à parcourir. Avec la tendance de la décennie passée, le taux de pauvreté risque de s’aggraver dans les années à venir, ce qui nous éloignerait des objectifs du millénaire au lieu de s’en rapprocher. Pour renverser tout au moins, cette tendance à la dégradation des niveaux de revenus l’économie du pays devrait croître à un rythme supérieur à 5-6 % par an sur une longue période avec une promotion des activités qui profitent véritablement aux ménages ruraux et urbains les plus pauvres. Le CSLP en cours de formulation, devrait présenter une stratégie de croissance allant dans ce sens, en indiquant comment les groupes de pauvres centrafricains bénéficieraient de la croissance.

 

CIBLE   2       

Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim

  Environ 12% des enfants de moins de 5 ans souffrent d’une insuffisance pondérale

 

 

 

     Proportion de la population n’atteignant pas le niveau minimale d’apport calorique 

Progrès ou reculs.  . Le taux d’insuffisance pondérale des enfants de moins de 5 ans est resté stable entre 1994 (23,4%) et 2000 (24%) tandis que les taux d’émaciation et de retard de croissance ont augmenté respectivement de 28,4% à 38,5% et de 6,4% à 8,6% entre 1994 et 2000

 

Chemin à parcourir. La dégradation observée au niveau des taux d’émaciation et de retard de croissance laisse croire que l’objectif de 12% pour le taux d’insuffisance pondérale des enfants de moins de ne sera pas atteint. Ce taux pourrait dans le meilleur des cas descendre à 18 ou 20%.

 

 

Progrès ou reculs.Il n’a pas été possible d’analyser la situation des populations n’ayant pas le niveau minimum d’apport calorique, en raison de l’absence de données sur le sujet. .

 

 

OBJECTIFS

ET CIBLES

INDICATEURS OBJECTIF

POUR 2015

PROGRES,  RECULS ET CHEMINS A PARCOURIR

 

OBJECTIF  2:  REALISER L’EDUCATION PRIMAIRE UNIVERSELLE

CIBLE  3        

D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires

 

  100% des enfants achevant un cycle d’études primaire

Progrès ou reculs. Le taux net de scolarisation primaire a augmenté entre les années 1990 et 1996 de 46% à 62,7% pour retomber en 2000 à 42,9%, niveau plus bas que celui de départ.En outre on observe en 2000, une différence significative entre zones urbaines et rurales. Le taux net de scolarisation dans le primaire est de 60 % dans les zone urbaines contre 32% en milieu rural ; Dans le secondaire, ces taux sont de 17% en milieu urbain et 4,5% en milieu rural.En 2000, seulement 11,8% des enfants inscrits en première année atteignent la cinquième année

 

 

Chemin à parcourir. Compte tenu des tendances observées au cours de la décennie passée, non seulement bon nombre de centrafricains ne pourront pas achever un cycle d’étude primaire (donc, Objectif non atteint), mais en outre, la faible qualité de la formation reçue pour les diplômés, pèsera sur leurs capacités à s’insérer dans la vie active. L’évolution du système éducatif apparaît inquiétante pour le futur, étant donné le rôle important joué par le niveau de savoir et de connaissance dans les stratégies de réduction de la pauvreté.

 

OBJECTIF 3:   PROMOUVOIR L’EGALITE DES SEXES ET RENFORCER LE POUVOIR DES FEMMES

 

CIBLE   4       

Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005 si possible et à tous les niveaux d’enseignement en 2015 au plus tard

   Les ratios du nombre de filles sur le nombre de garçons dans l’enseignement primaire et secondaire sont de 100 en  2005.   

Progrès ou reculs. Le ratio du nombre de filles sur le nombre de garçons dans l’enseignement primaire est passé de 64/100 en 1990 à 69/100 en 1995 mais est resté stationnaire depuis.Pour le cycle secondaire ce ratio est passé de 39/100 en 1990 à 41/100 en 1995 pour atteindre 60/100 en 2000. Il faudrait s’attendre pour les années à venir, à une répercussion sur le niveau secondaire de la stagnation de ce ratio au primaire.

 

 

 

Chemin à parcourir.L’objectif fixé pour 2005 (dans à peine deux ans) ne sera atteint, ni pour le primaire, ni pour le secondaire, malgré les progrès considérables réalisés pour le secondaire. Des mesures spécifiques et concrètes pour relever le niveau de ratio devraient apparaître clairement dans le CSLP.

 

 

 

OBJECTIFS

ET CIBLES

INDICATEURS OBJECTIF

POUR 2015

PROGRES,  RECULS ET CHEMINS A PARCOURIR

 

OBJECTIF  4:  REDUIRE LA MORTALITE INFANTILE

CIBLE  5        

Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans

Le taux de mortalité infanto-juvenile est de 71 pour mille  

Progrès ou reculs. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, après avoir baissé de 212 pour mille en 1988 à 157 pour mille en 1995, est remonté à 194 pour mille en 2000. De même, le taux de mortalité infantile qui avait reculé de 132 pour mille en 1988 à 97 pour mille en 1995 est remonté à 131 pour mille en 2000, son niveau de 10 ans auparavant. Les différents programmes en faveur de la survie des enfants, commencés au début des années 90, ont accusé une faible performance, surtout en matière de couverture vaccinale en raison des troubles socio-politiques et financières qu’a traversés le pays au cours de la dernière décennie. Ainsi, en dehors de la rougeole, les taux de vaccination ont tous régressé entre 12 % ( BCG) et 40% ( polio et DTC 3 ).

Chemin à parcourir. La plupart des indicateurs déterminants de la bonne santé des enfants se sont sérieusement dégradés durant la dernière décennie. Il s’agit notamment des taux de vaccination, de malnutrition et de l’incidence de maladies courantes comme le paludisme. Dans le meilleur des cas, le taux de mortalité infanto-juvénile sera ramené à 120 pour mille en 2015, loin des objectifs du millénaire. Pour cet objectif, un vaste programme de soins préventifs devrait être mis en place assez rapidement avec une couverture nationale

OBJECTIF 5:   AMELIORER LA SANTE MATERNELLE

CIBLE   6       

Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle

· Le taux de mortalité maternelle est de 170 pour 100.000 naît vivants

Progrès ou reculs. De 683 pour 100.000 naissances vivantes en 1988, le taux de mortalité maternelle a grimpé à 948 en 1994 avant d’atteindre le taux record de 1.100 pour 100.000 naissances vivantes, un des taux les plus élevés de l’Afrique subsaharienne. Ce recul significatif peut s’expliquer par les raisons suivantes. Selon les données MICS, l’assistance du personnel de santé aux femmes enceintes, qui s’élève à 62% en 2000, est en diminution comparativement par rapport à 1995 (67%). En outre, le pourcentage des femmes enceintes ayant reçu une protection contre le tétanos ( 61% en 2000), est en régression par rapport à 1996 (76%)

Chemin à parcourir. Dans les conditions décrites ci-dessus, l’objectif est totalement hors de portée. Il faudrait mettre en place davantage de programmes en matière de soins obstétriques à l’échelle national, pour pouvoir arriver à un taux de mortalité maternelle de 700 pour 100.000 naissantes vivantes en 2015, ce qui nous ramènerait au niveau du début des années 1990.

 

OBJECTIFS

ET CIBLES

INDICATEURS OBJECTIF

POUR 2015

 

OBJECTIF 6:   LUTTER CONTRE LE HIV/SIDA, LE PALUDISME ET LES AUTRES MALADIES

 

CIBLE  7:        D’ici à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/SIDA et commence à inverser la tendance actuelle Le taux de séroprévalence pour 2015( A DEFINIR )

Progrès ou reculs: Le taux de séro-prévalence a connu une progression exponentielle entre les années 1985, 1986 et 1987 ou il atteignait respectivement 2,6%, 4,6% et 7,6%. Depuis 1988, le taux de progression a relativement ralenti, de telle sorte que le taux de prévalence est estimé en 2000 à 15 %. Ce ralentissement pourrait s’expliquer en partie, par la mise en œuvre de plusieurs programmes nationaux de lutte contre le SIDA entre 1988 et 1999

 

 

 

Chemin à parcourir. Beaucoup de facteurs ne militent pas aujourd’hui en faveur du renversement de la tendance observée ci-dessus. Parmi eux, un tiers des femmes centrafricaines ont déclaré en 2000, n’avoir jamais entendu parler du VIH/SIDA. Seulement 4% des femmes ont une bonne connaissance des moyens de transmission du SIDA tandis que 50% des femmes ne connaissent aucun moyen de prévention de la transmission de la maladie. La pauvreté grandissante dans le pays favorise des comportements sexuels à risque parmi la population en général et celle des femmes en particulier.Pour pouvoir au moins stopper cette progression avant 2015, une véritable stratégie multi-sectorielle cohérente avec les stratégie de lutte contre la pauvreté et accompagnée des Plans d’Actions opérationnels devra être mis en place dès à présent, avec les financements requis.

 

 

CIBLE  8:        D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et avoir commence à inverser la tendance actuelle

Taux de prévalence du paludisme(A DEFINIR )

Progrès ou reculs.L’enquête MICS atteste que des progrès ont été accomplis dans le domaine des soins de santé primaire. En effet, l’accessibilité aux formations sanitaires s’est améliorée entre 1995 (45%) et l’an 2000 (65,2%). Toutefois, la prévalence du paludisme parmi les enfants de moins de 5 ans a augmenté entre les années 1996-2000 de 26% à 31,8%. Seulement 65% des malades ont reçu un traitement approprié et 31% dorment sous une moustiquaire.

 

 

 

 

Chemin à parcourir.  . La faiblesse des capacités de réponse du système sanitaire constitue un obstacle à la maîtrise des grandes maladies, ce qui rendra très difficile l’atteinte des objectifs de 2015. En effet, le nombre de médecins et d’infirmiers par habitant a diminué entre 1991 et 2000. Ils étaient de un médecin pour 23.700 habitants et un infirmier pour 1835 habitants en 1991 contre un médecin pour 29.100 et un infirmier pour 2380 en 2000.

 

OBJECTIFS

ET CIBLES

INDICATEURS OBJECTIF

POUR 2015

PROGRES,  RECULS ET CHEMINS A PARCOURIR
OBJECTIF  7:   GARANTIR LA DURABILITE ENVIRONNEMENTALE
CIBLE  9:        Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales  et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales

 

A  COMPLETER, SI DONNEES DISPONIBLES.

Progrès ou reculs.Environ 13% des forêts sont protégées. La tendance de la décennie est à la réduction rapide des superficies des forêts. De même, la dégradation des aires protégées dont les systèmes de défense ont perdu de leur efficacité

 

Chemin à parcourir..

Il n’a pas été possible de mesurer les autres indicateurs

CIBLE 10:       Réduire de moitié, d’ici à 2015,  le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable salubre

La proportion de la population n’ayant pas accès à l’eau potable ne dépasse pas 40%

Progrès ou reculs. . La proportion de la population ayant accès à l’eau potable a augmenté depuis 1990 ou elle était d’environ 20% pour atteindre le niveau de 38,6% en 2000. Il est à noter que le progrès réalisé entre 1996 et 2000 a concerné le milieu rural ou ce taux est passé de 18% à 34%. Par contre au cours de cette période, cet indicateur s’est détérioré pour Bangui (de 63% à 58%) en raison de l’accroissement rapide de la population.

Chemin à parcourir. Les tendances actuelles permettent d’envisager que les objectifs relatifs à l’accessibilité à l’eau potable pourraient être atteints. Il faudrait pour cela, que des programmes encore plus importants que ceux de la décennie antérieure, soient mis en place dans le secteur. La réalisation de cet objectif est vitale pour l’ensemble des objectifs de la Déclaration du Millénaire, en particulier pour ceux liés à la santé maternelle et infanto-juvénile

     

 

 

 

 

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