VIH/SIDA
La lutte contre le VIH/SIDA en République
Centrafricaine
Les premières
notifications des cas du SIDA ont été faites en 1984.
Depuis, le taux de séroprévalence nationale n’a
cessé de s’accroître. En 1995, le seuil de 13,84
% a été franchi, et en 2000 le taux de prévalence
était de 15 % de la population adulte à Bangui, 8 % en
milieu urbain et 4 % en milieu rural. Aujourd’hui, les tendances
sont plus critiques. Les taux dans l’arrière-pays ont littéralement
explosé, atteignant par endroit les pics de 20 %. La maladie
progresse donc vite à l’intérieur du pays, entraînant
dans son sillage la recrudescence de la tuberculose. Le risque annuel
d’infection est de 3 %, avec environ 9.016 nouveaux cas en 2004.
L’analyse de la situation montre que toutes les tranches d’âge
des deux sexes sont touchées, surtout les personnes de la tranche
d’âge de 15 à 45 ans. Les femmes sont généralement
plus infectées que les hommes. A titre d’illustration,
les jeunes filles âgées de 15 à 24 ans le sont cinq
fois plus que les garçons de la même tranche d’âge.
D’après l’ONUSIDA, on estime que 240.000 personnes
ont été infectées depuis 1990, dont 10.000 enfants,
130.000 femmes et 100.000 hommes. En 2003, la République Centrafricaine
figurait parmi les pays les plus atteints par le VIH/SIDA, le premier
en Afrique Centrale et le dixième au plan mondial d’après
les données de l’ONUSIDA. Dans le Rapport
National sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement
2004, il est souligné que les capacités de réponses
actuelles face à l’ampleur de la maladie sont si limitées
que la probabilité d’atteindre les objectifs de 2015 est
très faible.
Face à cette situation, le PNUD a intégré la lutte
contre le VIH/SIDA dans le Programme de Coopération 2003-2006
avec la République Centrafricaine, comme l’un de ses axes
prioritaires d’assistance. L’accent est mis sur deux volets
:
La Promotion de la
Prévention
La poussée fulgurante de la pandémie, passant de 4 % en
1988, à 15 % en 2003, justifie ce choix stratégique. L’essentiel
de l’effort vise le renforcement des capacités institutionnelles
aux fins de faciliter la mobilisation des synergies et une meilleure
coordination nationale des interventions en matière de lutte
contre le VIH/SIDA. Le secrétariat technique du Comité
National de Lutte contre le SIDA (STC/CNLS), premier bénéficiaire
de l’assistance directe dans le cadre du projet « Appui
à la lutte contre le VIH/SIDA », a pour mandat, entre autres,
d’assurer le plaidoyer et l’IEC (Information-Education-Communication)
dans l’optique d’accroître la prise de conscience
de l’existence de la maladie, de réduire les comportements
sexuels à risque au sein de la population, d’améliorer
les connaissances sur l’impact socio-économique du VIH/SIDA
en République Centrafricaine et de réduire l’impact
social et économique de l’infection à VIH/SIDA.
Une étude sur l’impact du VIH/SIDA sur le Développement
en République Centrafricaine, réalisée par le bureau
d’étude IDEA permet de mieux cerner le phénomène
du VIH/SIDA en RCA. L’appui vise aussi à renforcer les
capacités des partenaires relais en matière de sensibilisation,
d’organisation des structures de base et d’encadrement des
personnes vivant avec le VIH.
L’appui de l’ONUSIDA au Comité National de Lutte
contre le SIDA, dans le cadre du projet « étude d’impact
du VIH/SIDA le long des axes routiers et fluviaux », vise à
mieux gérer l’impact de la pandémie le long des
axes fluviaux et routiers. Il comprend une vaste campagne d’information
et de sensibilisation des usagers des voies fluviales et routières,
afin de susciter le dépistage volontaire et la prise en charge
immédiate des malades.
Le développement
des stratégies de prévention et de prise en charge
La République Centrafricaine a accédé aux ressources
du Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et
la Paludisme (GFATM) grâce aux actions concertées de divers
partenaires dont le Gouvernement, la Coopération Française,
l’Union Européenne, les agences du Système des Nations
Unies et les Organisations Non Gouvernementales, sous la coordination
du PNUD. D’importantes ressources financières ont été
progressivement obtenues pour le financement de quatre projets qui sont
:
1- Le Renforcement de la prise en charge globale des personnes
vivant avec le VIH/SIDA en RCA
Financement Deuxième round.
Montant alloué : 24,904,652 USD pour 5 années,
dont 8,198,921 USD pour les 2 premières années.
Objectifs :
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Créer
au moins un centre de dépistage volontaire dans chaque chef
lieu des préfectures de la RCA ; |
| -
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Développer
des activités de prévention de la transmission du
VIH de la mère à l’enfant dans 36 maternités
autour des centres de dépistage volontaire d’ici 2008
; |
| -
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Assurer la prévention et le traitement corrects des infections
opportunistes (IO) dans les formations sanitaires (FOSA) autour
des centres de dépistage volontaire ; |
| -
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Assurer
l’accès aux traitements antirétroviraux à
au moins 5.000 personnes vivant avec le VIH ; |
| -
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Développer un partenariat actif avec au moins cinq ONG/OAC
autour des centres de dépistage volontaire et de prise en
charge. |
2-
Le Renforcement de la prise en charge globale des orphelins et autres
enfants rendus vulnérables par le VIH/SIDA (OEV)
Financement Quatrième round.
Montant alloué : 16,265,930 USD pour 5 années,
dont 4,695 012 USD pour les 2 premières années.
Objectifs :
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Assurer
la prise en charge médicale de 54.000 OEV ; |
| -
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Renforcer le cadre juridique de protection et de promotion des droits
des OEV ; |
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Assurer
la réinsertion sociale des OEV :
- socioprofessionnelle (5.000 OEV)
- éducationnelle (15.000 OEV)
- familiale (22.500 OEV). |
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Renforcer
la capacité institutionnelle de prise en charge des OEV ; |
| -
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Assurer de manière régulière le suivi et évaluation
des activités en faveur des OEV. |
3- Le Renforcement de la lutte contre la Tuberculose
Financement
Quatrième round.
Montant alloué : 4,808,885 USD pour 5 années,
dont 2,033,885 USD pour les 2 premières années.
Objectifs des deux premières années :
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Dépister
70 % des cas de Tuberculose à bacilloscopie positive d’ici
2009 ; |
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Traiter correctement 85 % des cas dépistés d’ici
2009 ; |
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Renforcer les capacités institutionnelles du Programme National
de Lutte contre la Tuberculose (PNLT). |
4-Faire
reculer le Paludisme en RCA
Financement Quatrième round.
Montant alloué : 17,857,068 USD pour 5 années
dont 10,592,816 USD pour les 2 premières années.
Objectifs :
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Assurer
au moins 60 % de prise ne charge des cas de paludisme à domicile
et dans les formations sanitaires, notamment chez les femmes enceintes
et les enfants de moins de 5 ans ; |
| -
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Assurer la prévention du paludisme chez au moins 60 % des
femmes enceintes et 60 % des enfants de moins de 5 ans ; |
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Renforcer
le système d’information sanitaire et le mécanisme
de suivi évaluation en cinq ans ; |
| -
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Renforcer
les capacités structurelles et institutionnelles du Ministère
de la Santé, des ONG et OAC ; |
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Développer la Recherche opérationnelle ; |
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Développer
le partenariat et les initiatives à base communautaire. |
Contacts
:
Facilitateur : Maxime
MBRINGA-TAKAMA, Chargé de Programme
Webmaster : Ousmane.abakar
Dernière
date de mise à jour lundi
03 juillet 2006 |